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ALGER - Journée nationale de l’étudiant

Les universitaires dans la rue

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Cette année, les étudiants ont préféré fêter leur Journée nationale dans la rue pour réitérer leur attachement aux revendications du peuple et exiger le départ du système. «Pas d’élection le 4 juillet», «Non à Bedoui», «Non à Bensalah», «Système dégage», tels sont les slogans secondés par des centaines d’étudiants qui sont sortis, hier, à Alger, pour exiger le départ du système et un changement radical. Ils se sont donnés rendez-vous sur le par vis de la Grande poste à Alger centre, pour une nouvelle marche de protestation.

La rue Zighoud Youcef, menant vers le siège de l’Assemblée populaire nationale(APN), était barricadée par la police, ce qui a empêché les étudiants de manifester devant le siège du parlement comme l’ont déjà fait, mardi passé. Les manifestants ont affiché leur détermination à continuer leur mouvement de protestation jusqu’au départ du système.

«On ne va pas s’arrêter», «Un État civil et non pas militaire», ont secondé les étudiants qui étaient rassemblés devant le tribunal de Sidi M’hamed. D’autres ont sondé encore, «Marche pacifique», «On marcher a en mois de Ramadhan», «On marcher a durant l’Aïd», ont-ils insisté. Ils ont réitéré leur refus catégorique à l’organisation de l’élection présidentielle le 4 juillet prochain, en secondant : «Le 4 juillet, il y aura une marche», «Algérie libre et démocratique».

Plusieurs pancartes ont été brandies par les manifestants pour exprimer leur refus de tous les symboles du régime et exiger le changement du système. On pouvait lire sur certaines, «Journée nationale de l’étudiant, 19 mai 1956, système colonial dégage, 19 mai 2019, système mafieux dégage», «19 mai 1956-19 mai 2019, le combat continue pour une Algérie libre et démocratique» et «Pas aux vieux d’apporter du neuf».

À retenir qu’un important dispositif de sécurité a été déployé, hier, à Alger centre, ce qui a suscité le désarroi des étudiants. Il est utile de souligner que depuis le début du mouvement populaire, le 22 février passé, les universitaires ont exprimé leur attachement aux revendications du peuple en organisant des marches pacifiques chaque mardi et même des grèves nationales.

Par ailleurs, il convient de rappeler que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tayeb Bouzid, a affirmé, jeudi passé, qu’ «il n’y a pas lieu de parler d’une année blanche, vu que les cour s ont été dispensés normalement durant le premier semestre», précisant que «le retard pédagogique sera, néanmoins, rattrapé à la faveur d’une série de mesures qui feront l’objet d’examen au niveau des établissements universitaires».

Samira Saïdj