APN – Ferroukhi et Tazaghart démissionnent

Le député et ancien ministre a annoncé hier sa démission de l’assemblée nationale «Alors que nous vivons depuis ces derniers jours des moments exceptionnels, dans notre pays , notre devoir est d’entendre, d’écouter et de nous imprégner d’une grande sagesse pour accompagner ce mouvement social important pour l’avenir de notre pays », affirme Ferroukhi dans un message publié sur son compte Facebook hier. «Alors qu’un vent de liberté souffle sur notre pays, la raison nous incite à retraduire cette exigence de «l’exemple» dans le contexte actuel.

Je suis convaincu, comme beaucoup d’entre vous, que nous nous retrouvons dans un des moments les plus glorieux de l’histoire de notre nation et qu’il est nécessaire de faciliter et d’accompagner l’émergence des nouvelles générations , de nouvelles formes de gouvernance et de faire confiance à de nouvelles compétences, jeunes, crédibles , légitimes capables de concrétiser les espérances de notre société », écrit-il encore avant de conclure que : «Pour toutes ces raisons évoquées, je vous informe que je présente ma démission de l’Assemblée Populaire Nationale et mets fin à mon appartenance au parti FLN que j’ai rejoint lors des législatives de 2017, avec l’espoir de contribuer à un renouveau au cœur du monde politique».

Des élus FLN d’Amizour se démarquent

La protestation pacifique contre le pouvoir prend une autre tournure notamment à Béjaïa. En effet, le député Khaled Tazaghart, élu sous la bannière du Front de l’Avenir, un parti qu’il quitte quelques mois plus tard, vient d’annoncer sa démission. «Je démissionne de l’APN ; mon camp est dans la société, dans son avenir et dans son devenir», écrit-il dans un post publié dans la nuit de dimanche à lundi sur sa page Facebook.

L’ancien parlementaire du FFS vient, ainsi, d’ouvrir la voie. D’ailleurs, dans la matinée d’hier, le maire FLN de la municipalité d’Amizour a, dans une vidéo diffusée sur le réseau social Facebook, déclaré : «Aujourd’hui, nous, élus FLN d’Amizour, déclarons que l’Algérie, unie et stable, est une ligne rouge. Nous sommes aux côtés de notre population et nous disons non au 5e mandat». Par ailleurs et dans le sillage de la mobilisation anti 5e mandat, des centaines de lycéens ont investi, dans la matinée d’hier, les rues de Béjaïa. Des étudiants de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa ont, quant à eux, organisé une marche dans l’enceinte du campus d’Aboudaou pour exprimer leur rejet du système.

R. R. et F. A. B.