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DRAÂ EL-MIZAN - EPH Krim Belkacem

Le service de pédiatrie ne désemplit pas

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Depuis quelques semaines, le service de pédiatrie de l’EPH connaît une affluence remarquable.

En effet, la grippe saisonnière fait des ravages, notamment parmi la frange infantile. «Comme chaque saison hivernale, nous recevons des dizaines de cas de grippe, tous âges confondus. Mais, pour ces deux derniers mois (décembre et janvier), c’est le pic. Les urgences sont quotidiennement prises d’assaut par des centaines de patients. Cependant, il est à souligner que ce sont beaucoup plus les enfants qui sont touchés», confie M. Omar Idja en sa qualité de directeur de dudit EPH. Et de poursuivre: «Nous avons mobilisé tous nos pédiatres. Chaque jour, nous hospitalisons jusqu’à une dizaine d’enfants». Par ailleurs, notre interlocuteur assure que même les personnes âgées sont traitées «par des médecins toujours en alerte». «Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. C’est une situation tout à fait normale. On ne peut parler d’épidémie», rassure-t-il. Il est à signaler que cet hôpital est pris d’assaut non seulement par les habitants de la daïra, mais aussi par ceux des localités limitrophes, à l’exemple d’Aomar (Bouira) et de Chabet El Ameur (Boumerdès). C’est dire que cet établissement de santé publique a une place très importante dans cette localité du Sud de la wilaya, où sont soignées des milliers de personnes par an au niveau du pavillon des urgences. En outre, le premier responsable de cet hôpital fera savoir que de nombreux cas de personnes tombées des oliviers, durant cette campagne oléicole, ont été enregistrés depuis le début de la cueillette : «Ce sont généralement des fractures traitées au sein de nos services. Jusque-là il n’y a eu aucun cas grave», souligne-t-il. Interrogé sur le fonctionnement du scanner, il dira que le manque de radiologues à l’échelle nationale ne permet pas d’exploiter cet appareil. Par rapport aux ambulances, M. Omar Idja fait savoir que l’on s’attelle à réparer deux ambulances en panne, alors que trois autres sont mobilisées pour les évacuations. «On nous appelle même de la polyclinique de Tizi-Gheniff pour évacuer des malades vers notre hôpital», conclut-il.

Amar Ouramdane