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Le microcrédit pour femmes au foyer

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Les citoyens de la wilaya de Bouira dont la gent féminine, principalement la femme au foyer, et tous ceux dont les revenus sont instables et irréguliers, pourront, pourvu que tout se déroule dans la transparence et l’équité, s’adonner à l’activité artisanale, sous forme d’auto-emploi, qu’ils affectionnent et pour laquelle ils sont prédestinés. A cet effet, l’Agence nationale de gestion du micro crédit (ANGEM) s’attelle à la mise en œuvre du système de prêts allant de 50 000 à 40 000 DA, remboursables en un à cinq ans, pour cette frange de la société. Un prêt qui leur promettra l’acquisition d’un petit équipement ou de matière première allant avec le métier ou l’activité choisie. Au niveau de Bouira, c’est apprend-on, l’Union nationale de la femme algérienne (UNFA) qui a pris en charge la gent féminine et a procédé à la collecte d’une centaine de dossiers de femmes, rurales et citadines. L’opération suit son cours, et le nombre de demandes augmentera certainement d’ici sous peu, une fois que l’information aura circulé. Cependant, les postulants sont soumis à des conditions sans lesquelles ils se verront refuser l’aide. En effet, en plus de leurs modestes revenus, il leur est exigé d’être dans une résidence fixe, d’avoir un métier en relation avec l’activité projetée et de ne pas avoir, déjà, bénéficié d’une autre aide à la création d’activité. Cela en plus de verser, en cas d’acceptation, un apport initial allant de 3 à 5% du coût global de l’activité. Voilà donc une bouée de sauvetage lancée à l’endroit des chômeurs et spécialement pour la femme au foyer qui retrouvera ainsi des moments d’évasion, allant ainsi l’utile à l’agréable. Le seul problème qui risque de se poser est l’équité dans l’étude des dossiers.Les nécessiteux passeront-ils devant ceux qui en feront de l’aide une autre activité supplémentaire ? La question est là. Notons, enfin, que ce micro crédit est régi par le décret présidentiel n°04-13 du 22 janvier 2004 et les décrets exécutifs, n°04-14, 04-15 et 04-16 de la même date.

B. Mechoub