La grève partiellement suivie à Tizi Ouzou

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Relayé sur les réseaux sociaux et appuyé par plusieurs syndicats autonomes, l’appel à la grève générale hier n’a été que partiellement suivi à Tizi Ouzou. Les habitants de la ville des Genêts et des différentes villes de la wilaya appréhendaient des villes mortes mais Tizi Ouzou n’a pas adhéré. De bon matin, comme d’habitude, les cafés, les différentes boutiques et les commerces du chef-lieu ont levé leurs rideaux. Les transports en commun aussi n’ont pas répondu à l’appel de la grève et ont travaillé comme à l’accoutumée.

Disponibles, ces prestations ont permis à la capitale du Djurdjura de garder son animation et maintenir son train de vie habituel. Chez les citoyens, le poids de la grève ne s’est pas fait sentir, d’après plusieurs personnes interrogées dans la rue. En revanche, en ce qui concerne les secteurs économiques et les services publics, elle a été partiellement suivie. Ainsi, les communes, comme ce fut le cas depuis plusieurs mois, ont maintenu leur mouvement de protestation hebdomadaire, auquel le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) avait appelé. Les communaux ont battu le pavé dans la matinée, réitérant leurs engagements et revendications qui sont, en fait, ceux du mouvement populaire.

Une virée sur le terrain nous a permis de constater le taux de suivi faible de ce débrayage. À Algérie-Poste, l’adhésion était partielle. Quelques bureaux de poste ont baissé rideau, à l’instar de ceux existant à l’intérieur de l’université Mouloud Mammeri et celui du centre-ville, au deuxième rond-point. Mais on a observé l’ouverture de celui de la poste Chikhi. Le Centre national du registre du commerce (CNRC) de la Nouvelle ville était également ouvert. Pour les bureaux de mains d’œuvre, la CNAS, la CASNOS, les impôts, le Trésor et les Directions de la wilaya, le suivi a été également partiel.

A la Direction du commerce, par exemple, des inspections étaient opérationnelles. La Direction du logement et des équipements publics (DLEP) était aussi partiellement concernée par le débrayage. Dans le secteur de la santé, notamment le CHU nedir Mohamed, le Centre de consultations spécialisées ainsi que différentes autres structures de santé, on a constaté une activité quasi ordinaire. Pour les pharmacies, les institutions bancaires, à l’image de la BNA, sise à la rue Abane Ramdane, communément appelée «La grande rue», la situation était presque ordinaire.

Les travailleurs ont rejoint leurs bureaux et postes et ont assuré le service. Pour rappel, la dernière grève du genre remonte au mois de novembre dernier et a duré trois jours, lors desquels la wilaya a été paralysée complètement, alors que dans d’autres wilayas, le suivi était mitigé. Ce qui avait provoqué la colère des citoyens, qui n’ont pas compris pourquoi il n’y a qu’eux qui subissent le poids de cette action combien même elle est pour la bonne cause, à savoir, selon ceux, le soutien du moment populaire. Mais pour d’autres, ces grèves qui pénalisent les citoyens sont contre- productives. Cet état de fait a alors créé une vive polémique sur les réseaux sociaux. Cela expliquerait peut-être le constat établi hier.

Karim M.

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