La ville de Tigzirt, à une cinquantaine de kilomètres au Nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a commémoré à l’instar du reste du pays la Journée nationale du Chahid. Des cérémonies grandioses ont été organisées en l’honneur des chouhada et de leurs familles, notamment les veuves de Chahid, au cinéma de Mizrana. En effet, près de quatre cents cadeaux et diplômes d’honneur ont été remis aux veuves des martyrs encore en vie.
La cérémonie a été également l’occasion d’exprimer la reconnaissance des nouvelles générations aux moudjahidine qui ont combattu pour l’Indépendance. La journée a été, par ailleurs, mise à profit par Moussa Abou, maire de Tigzirt, pour réclamer la gestion du carré des martyrs, sis au jardin limitrophe de la mosquée de la ville. «Ce jardin, estime-t-il, doit être ouvert au public».
Dans son intervention, le président de l’APC de d’aménagement de ce car ré seront poursuivis. Celui-ci sera aménagé et ouvert au public. «Il est du droit des citoyens d’accéder à ce lieu pour se reposer et se recueillir à la mémoire de nos martyrs. Cet espace ne sera pas uniquement dédié à la mémoire des Chouhada de la commune de Tigzirt, mais aussi à tous ceux de la daïra», dira-t-il. En fait, l’APC de Tigzirt, qui réclame la gestion de ce jardin, a un projet grandiose dans la perspective de son amélioration. Etant une ville touristique, la commune veut en faire à la fois un lieu de culture, de mémoire et d’histoire. En effet, l’APC ambitionne de faire de ce jardin un espace retraçant l’histoire de la ville est ses monuments touristiques à travers la projection d’images 3D. Le maire évoquera aussi l’élargissement de la liste des chouhada laquelle devra comprendre les noms des martyrs
de l’ensemble des communes de la daïra (Tigzirt, Mizrana et Iflissen).
Il faut signaler que les citoyens adhèrent complètement au projet du maire. «Faire partager l’histoire locale ne sera que bénéfique pour une région qui a donné les meilleurs de ses enfants pour l’indépendance », pense-t-on. L’Histoire retiendra qu’ils (combattants) ont su déjouer l’un des plans les plus diaboliques du colonialisme, à savoir la fameuse opération «Force K».
Akli N.

