La fourniture d’eau potable est un sempiternel problème, ces dernières années, à Aït Smaïl. Le secteur de l’hydraulique est alors décrié et ses prestations jugées en deçà des attentes, car il n’arrive pas à satisfaire la population, en termes de gestion surtout, de distribution et de qualité. Parmi les localités les plus touchées, de l’avis des citoyens de la région, figurent Aït Taissiout et Tala Ata. En plus des quantités d’eau très minimes dont elles bénéficient de façon inéquitable, dit-on, leur réseau de distribution, datant des années 1970, est en dégradation avancée depuis longtemps. Les habitants de ces deux localités croyaient que la réfection dudit réseau, dont les responsables communaux ont tant parlé, allait être mise en œuvre l’été passé, après moult fausses promesses.
Et voilà que l’hiver est aux portes et que le projet n’a toujours pas vu le jour. «Nos élus savent depuis longtemps que l’eau de nos robinets ne sert que pour le ménage et que des vies humaines sont en danger à cause de cette eau qui n’est pas potable. Malgré cela, ils continuent de négliger ce problème majeur», a affirmé un citoyen d’Aït Taissiout. À noter, par ailleurs, que des habitants réclament qu’on leur change les distributeurs d’eau, en attendant que la réhabilitation du réseau d’alimentation en eau potable soit une réalité. «Nous avons fait part de notre désarroi au maire et ses adjoints, en vain. Les fonctionnaires chargés de la distribution de l’eau ouvrent les distributeurs quand bon leur semble sans respecter l’esprit d’équité et d’égalité, ni les horaires de distribution», ajoute un autre citoyen.
M. K.

