ÉCONOMIE – Appel à la création d’une instance tripartite permanente – La proposition du CAP !

En vue de relancer l’économie nationale, le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem Marrakech, a appelé à la création d’une instance nationale tripartite, permanente et paritaire. Cette dernière, prévoit-il, regroupera le Gouvernement, le patronat et les travailleurs. Selon lui, cette instance sera chargée d’élaborer les différentes propositions et solutions à même de contribuer au traitement des dysfonctionnements émaillant l’économie nationale et de trouver des solutions aux lacunes enregistrées dans divers secteurs.

«L’Algérie dispose de tous les moyens nécessaires à la réalisation d’un décollage économique régulier et réaliste. Les entreprises algériennes sont tenues de participer au développement économique, en faisant appel aux compétences nationales», a affirmé, Marrekech, lors d’une conférence de presse, en marge de la réunion du Bureau national de la CAP. D’après lui, le règlement des problématiques de l’économie nationale exige une recherche approfondie des causes à l’origine du retard accusé, «en prenant le patronat comme un partenaire économique permanent, garantissant toutes les données de base aux entreprises et aux travailleurs à travers les différentes wilayas».

Il a ajouté, dans ce sillage, que «le pays a franchi une étape qui requiert des solutions de terrain, des solutions réalistes et crédibles». Et de poursuivre : «La CAP assume son rôle dans la défense de l’économie nationale et appelle les autorités à accompagner les entreprises par des mesures administratives et financières l’habilitant à maintenir sa performance sur le marché. » Le même responsable a précisé que le patronat est prêt à investir pour apporter une valeur ajoutée à la fois à l’économie nationale et à l’entreprise, tout en soulignant que la conjoncture économique actuelle nécessite «davantage de travail sur le terrain et de temps» et que «la solution pour l’économie algérienne réside dans l’application des lois, la révision et l’amendement d’autres, afin qu’elles puissent s’adapter aux mutations».

Samira Saïdj