La route de Tirourda fragilisée

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Des portions entières de la route nationale n° 15 entre le village Bahalil et le col de Tirourda, sur les hauteurs d’Aghbalou, risquent de disparaître sous l’effet des eaux provenant de la fonte de neige du massif du Djurdjura et ceux de pluie. En effet, sur plus de 15 km de ce tronçon de la RN15, le bitume a été sérieusement endommagé et des affaissements sont survenus.

Aux abords de la route, la terre gorgée d’eau commence peu à peu à se détacher et des éboulements s’y sont formés. Le long de ce tronçon, d’immenses quantités d’eau se déversent sur le bitume et s’infiltrent sous l’asphalte et provoquent son érosion. Seulement, toutes ces eaux ne sont pas canalisées et la route ne dispose d’aucun ouvrage de canalisation ou de fossés bétonnés.

Déjà la région est connue pour la profusion des sources d’eau et le sol est gorgé d’eau, et à cet état de fait vient s’ajouter un déluge de pluie et une fonte de neige dont le processus s’est enclenché depuis plus d’un mois et demi sous la chaleur. Pis encore, dans la nuit de mardi à mercredi, de nouvelles chutes de neige ont été enregistrées. Ce qui risque de générer davantage d’eau et empirer la situation. Il est utile de signaler que le même tronçon compte plusieurs points noirs.

Les plus importants demeurent ceux survenus sur la portion passant par Bahalil. Là, de dangereux affaissements de terrain étaient survenus il y a de cela plusieurs années. Ces éboulements de terrain ont emporté dans leur sillage une partie de la chaussée qui s’est réduite comme une peau de chagrin.

Un peu plus loin, à la sortie du village Selloum, la situation est nettement plus compliquée puisque un autre affaissement a été enregistré lors des dernières intempéries et qui a provoqué la fermeture de la route à la circulation depuis plus d’un mois. Il faut signaler que la RN15 entre Chorfa et le col de Tirourda a été entièrement modernisée il y a de cela moins d’une décennie, mais ce tronçon n’a pas tenu longtemps avant de subir des dégradations en raison du déchaînement des éléments climatiques.

À l’époque des travaux, l’on s’est seulement contenté du revêtement de la route en béton bitumineux (BB). Aucun ouvrage d’évacuation des eaux pluviales n’a été réalisé le long de ce tronçon. La route ne dispose ni de caniveaux, ni de fossés bétonnés ni encore moins d’ouvrages bétonnés. Le manque d’entretien de la route est aussi à déplorer. Tous ces facteurs conjugués à une nature rude sont venus à bout de cette route qui est devenue impraticable, voire dangereuse à la circulation.

Devant cette situation, il est peut être temps que les pouvoirs publics songent à inscrire une importante opération de réhabilitation de ce tronçon. Mais il faudrait avant toute chose conforter le sol à l’aide de gabions et surtout prévoir des ouvrages pour évacuer les eaux.

D. M.

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