Des milliers de citoyens ont battu le pavé à travers plusieurs localités de Boumerdès pour le septième vendredi de contestation populaire et le premier sans Bouteflika. De grandes marches y ont été ainsi organisées pour réitérer la revendication du départ du système politique au pouvoir. Au chef-lieu de la wilaya, une procession humaine s’est ébranlée du siège de la daïra de Boumerdès pour sillonner toutes les artères principales de la ville, dont le Boulevard de l’Indépendance, l’université, la cité du 11 Décembre 1961…
Des carrés humains qui ont totalement rempli les rues de l’ex-Rocher noir au point qu’il était difficile de distinguer un coin vide. Vers 15 heures, la ville de Boumerdès était noire de monde. Des emblèmes aux couleurs nationales et amazighes flottaient au-dessus de marées humaines, alors que des groupes de jeunes, munis de derboukas et qarqabous, fêtaient encore le départ de Bouteflika en entonnant des chants patriotiques.
Les manifestants, qui ont observé plusieurs haltes, ont vivement revendiqué le départ du gouvernement Bédoui, non représentatif du peule à leurs yeux. «Bouteflika est parti, il a oublié d’emporter avec lui ses quarante voleurs», pouvait-on lire sur une banderole. Ou encore: «Nous réclamons le départ de Bensalah, Bédoui et Belaïz, Yetnahaw Gaa.
On réclame l’application des articles 07 et 08 et 102». D’autres marches ont été aussi organisées à Bordj Ménaïel, Laâziv, Issers et Boudouaou, pour réclamer encore une fois le départ de système en place, du gouvernement Bédoui et tous ceux qui ont collaboré avec le système Bouteflika. À signaler, par ailleurs, que plusieurs manifestants ont été interdits de rallier Alger au niveau de l’entrée Est de la capitale, par des gendarmes déployés tôt la matinée.
Youcef Z.

