Située en plein centre-ville d’Aïn El Hammam, la bâtisse ayant abrité, successivement, la mairie et le commissariat de police, est dans un état de dégradation avancée. Les services de la SUCH, ses derniers locataires, ont dû déménager suite aux multiples problèmes des infiltrations des eaux de pluie qu’ils n’arrivaient pas à juguler.
Peu de temps après leur départ, la neige de l’année 2012 a eu raison de sa toiture et des murs qui la soutenaient. Cet effondrement sous le poids de la neige entraînera la démolition des murs pignons. Depuis, le portail d’entrée demeure fermé, sur des tas de décombres et de détritus, visibles de loin. Auparavant, un mur de séparation a été érigé de façon à céder une partie de la batisse aux services de la SUC (Subdivision des travaux publics et de la construction) qui y logent toujours. Cette partie, occupée par les ex «Ponts et chaussées», épargnée jusque-là par le temps, se trouve dans un état peu enviable. Les employés s’y entassent dans des conditions loin d’être les meilleures.
La vétusté des locaux ne laisse planer aucun doute quant à sa solidité. Il suffit de peu pour qu’elle subisse le même sort que la seconde partie de la bâtisse. Héritée de la colonisation, l’ancienne mairie fait partie du vieux bâti, appelé à être détruit tôt ou tard. Si elle n’est pas mise à terre volontairement par les hommes, elle sera sans aucun doute démolie par les effets inexorables du temps. Il reste à espérer que lorsque cet incident se produira, personne ne se trouvera dans le voisinage.
Après avoir servi comme siège de l’APC durant de longues années, elle a été cédée à la sûreté de daïra qui en avait fait son commissariat dans les années 1990. Les services de l’habitat (SUCH) ont par la suite pris possession des lieux après le déménagement des services de sécurité vers leur siège actuel. Au moment où la ville se plaint d’un manque flagrant d’assiettes foncières, cette poche d’une superficie appréciable pourrait servir à un quelconque projet, si petit soit-il.
A. O. T.

