L’APC précédente pointée du doigt

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Les locataires de la cité 80 logements-RHP (résorption de l’habitat précaire), sise au contrebas de la brigade de gendarmerie, sont sortis, avant-hier, devant leur cité, pour bloquer une entreprise chargée de revêtir le tronçon allant du CW107 au centre-ville de Tizi-Gheniff à la brigade.

«Nous avons attendu des années pour avoir accès à nos logements. Mais voilà qu’après de nombreuses actions de protestation, nous voyons que nous sommes oubliés. Nous exigeons un passage vers notre cité sinon nous bloquerons le chantier», fulminera un protestataire. Et un autre d’ajouter:

«Ce n’est pas la première fois que nous soulevons le problème. Le passage qui mène à notre cité a été vendu par l’APC précédente à un investisseur parce qu’il n’est pas loin de la zone d’activités. Pourtant, je me souviens que ce chemin existait depuis que nous habitions dans notre cité précaire où sont construits ces immeubles.

Nous sommes là depuis plus de cinq ans et nous n’avons pas encore de gaz naturel. Et pourtant, on est au centre-ville !». Durant près de deux heures, cet accès était bloqué par les protestataires. Une délégation de cette cité a été reçue dans la matinée de mardi par le P/APC, Djamel Mahmoud.

«Nous avons étudié avec les citoyens toutes les possibilités afin de régler ce problème qui date de la mandature passée. Nous avons trouvé une solution d’ouvrir un accès d’un autre côté», a assuré l’édile communal qui s’est déplacé sur les lieux avec ses services dans l’après-midi de mardi. Les travaux de revêtement de l’axe précité sont à l’arrêt car les résidents de la cité avaient posé cette condition afin de voir le concret sur le terrain.

Par rapport au problème de l’alimentation en gaz naturel, le maire a affirmé que l’OPGI avait réglé la facture et il est attendu que la Sonelgaz intervienne pour passer à l’action. A souligner que dans cette cité, beaucoup reste à faire parce que même les aménagements y manquent toujours. Pour accéder à leurs appartements, les habitants empruntent un chemin boueux en hiver et poussiéreux en été.

«Cet accès nous cause énormément de désagréments», insistera un dernier intervenant. Il est à noter que, souvent de nombreuses cités comme celles-ci sont attribuées sans commodités, sans aires de jeux et sans espaces verts si bien que des mouvements de protestation surviennent juste après. En somme, ce ne sont que des cités dortoirs.

Amar Ouramdane

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