OUED GHIR – De graves atteintes à l’environnement – Le cri de détresse de l’association d’Ibachirène

Devant les graves atteintes à l’environnement enregistrées au village Ibachirene, relevant de la commune d’Oued Ghir, sis à 3 km seulement du chef-lieu de wilaya de Béjaïa, l’association socioculturelle de cette localité a lancé, dernièrement, un cri de détresse et tiré la sonnette d’alarme en direction des responsables locaux du secteur de l’environnement pour «intervenir en urgence» et «stopper une catastrophe environnementale».

En effet, dans une correspondance transmise à la Direction de wilaya de l’environnement, dont on détient une copie, les responsables de cette association établissent un constat alarmant de la situation de l’environnement à Ibachirene.

Ils attirent particulièrement l’attention des autorités sur les graves atteintes à l’environnement, exactement au niveau de la partie haute du village.

Celle-ci, déplorent-ils, «est en proie à une déforestation effrénée. Les constructions anarchiques y poussent comme des champignons en toute impunité et sans que les services concernés daignent intervenir pour stopper ce massacre.

Faute de réseaux d’assainissement, les eaux usées de centaines d’habitations et de locaux sont déversées dans la nature, mettant en péril la santé publique.

Des odeurs nauséabondes empestent les lieux et empoisonnent la vie quotidienne des habitants». Très inquiets, les rédacteurs de ce courrier affirment que «si aucune mesure n’est prise en urgence pour remédier à cette situation catastrophique, l’apparition d’épidémies n’est pas à écarter».

L’indifférence de certains énergumènes, qui ne se soucient guère de l’environnement, a atteint son paroxysme, s’est-on alarmé.

«Certains individus sans scrupules envisagent même d’ouvrir des stations de lavage automobile sans se soucier des obligations réglementaires en matière d’environnement pour l’exploitation de ce genre de services.

En effet, alors que le rejet des eaux usées dans le réseau public de collecte est soumis à une demande d’autorisation auprès des autorités compétentes, ces individus prévoient de déverser les eaux usées, les huiles de moteurs et autres liquides toxiques dans la nature !», a-t-on lu dans le même document.

Compte tenu de la gravité de la situation, d’aucuns estiment que «l’intervention urgente des services de la Direction de l’environnement est plus que nécessaire».

Salma B.