Les automobilistes et plus particulièrement les transporteurs de voyageurs ne cessent de tirer la sonnette d’alarme concernant l’état catastrophique dans lequel se trouve une bonne partie de la route Tizi Ouzou -Ouaguenoun. Une situation qui perdure depuis plusieurs années sans qu’aucune intervention ne soit enregistrée afin d’améliorer les choses. Il s’agit du tronçon de ce chemin de wilaya 174 qui se trouve entre la station de transport de voyageurs sise à la sortie est de la ville de Tizi Ouzou jusqu’à Timizart Loghbar.
Les premiers à payer les frais de cette situation, ce sont les transporteurs de voyageurs qui assurent les différentes dessertes à partir du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou vers les communes de Ouaguenoun, Boudjima et Ait Aissa Mimoun. Les deuxièmes qui sont les plus affectés par les conséquences engendrées par l’état catastrophique de la route en question, ce sont les travailleurs, fonctionnaires et autres qui font la navette tous les jours à partir de l’une des localités sus citées vers le chef-lieu de wilaya.
Les transporteurs de voyageurs des localités touchées par ce problème ne cessent d’interpeller les autorités concernées pour essayer de se pencher sur les solutions qui pourraient venir à bout de l’impraticabilité de cette route, en vain. Du côté des responsables du secteur, et à chaque fois que l’occasion leur a été donnée, ils ont réaffirmé que l’absence de moyens financiers, surtout depuis l’année 2014, est la raison qui empêche l’amorce de travaux de réhabilitation de ce tronçon routier très fréquenté par des milliers d’automobilistes quotidiennement.
Une situation qui fait que les automobilistes, une fois arrivés à Timizart Loghbar, doivent patienter parfois plus d’une heure pour pouvoir atteindre la ville de Tizi Ouzou. Ainsi, un trajet qui peut être parcouru en moins de vingt minutes s’effectue parfois en plus d’une heure et demie. Les choses empirent particulièrement durant les heures de pointe, aussi bien le matin, peu avant 8 heures que le soir à partir de 16 heures. Plusieurs transporteurs de voyageurs qui exercent ce métier depuis le milieu des années quatre-vingt-dix n’ont pas hésité à mettre la clé sous le paillasson car, à leurs yeux, exercer ce travail dans de telles conditions n’est pas rentable et en plus, c’est éreintant.
Pour éviter de «tomber» dans ce tronçon routier, des centaines d’automobilistes, notamment ceux de la commune de Boudjima n’hésitent pas à préférer faire un long détour en passant par le village Tala Bouzrou, pour se rendre à Tizi Ouzou. C’est le cas d’ailleurs des transporteurs de voyageurs assurant la ligne Tarihant-Tizi Ouzou qui ne passent désormais plus par le CW174 préférant emprunter la route de Makouda, beaucoup plus fluide que la première. Même si l’état de la route Boudjima-Tizi Ouzou par Makouda n’est pas, non plus, reluisant.
Aomar M.

