Le dossier des logements d’astreinte des écoles primaires et leur occupation illégale par des enseignants en retraite a été ouvert au niveau de la commune de Boghni. En effet, une réunion a été tenue, mercredi dernier à la salle des délibérations, par le président de l’APC en présence du chef de daïra et des directeurs des treize écoles de la municipalité, pour établir un état des lieux de la situation des 44 logements occupés d’une manière illégale et sans engagements vis-à-vis de la collectivité.
Au début des travaux de la réunion, le P/APC et le chef de daïra ont tous les deux insisté sur «la nécessité de procéder à la restitution des logements occupés et même fermés en tenant compte de la situation sociale de chaque famille». Pour mieux comprendre la situation, l’enquête menée par des membres de l’exécutif depuis plus d’une année a permis de cerner tous les cas dignes d’intérêt pour les reloger et d’autres pour les mettre en demeure de libérer les lieux.
En ce sens, un rapport détaillé faisant état de situations faciles à gérer et d’autres difficiles au vu des contentieux qu’elles peuvent générer, a été présenté par un vice-président à l’APC pour aboutir enfin à des propositions pour mettre fin à une situation de non droit dans les établissements scolaires. Pour ce qui est des cas des familles ne possédant pas de logements, les autorités locales ont affiché leurs intentions, toujours au cours de cette réunion, de les aider dans le cadre de l’attribution des logements publics de l’État.
Mais pour les occupations qui semblent beaucoup plus des cas d’abus dans l’utilisation des biens publics, les mêmes responsables locaux ont préconisé la fermeté. Enfin, il faut signaler que la plupart de ces logements relèvent du patrimoine communal, d’où la nécessité de les mettre en valeur en procédant à leur location pour constituer à l’avenir une source de revenue pour la commune.
M Haddadi.

