Le lycée Mira en dégradation

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Le lycée Abderrahmane Mira de la ville de Bouira est l’un des plus vieux établissements du secondaire de la wilaya. Les bâtiments abritant l’établissement (bloc administratif, salles de cours et gymnase) ont plus de trente ans d’âge. Au fil des années, ces bâtiments ont commencé à afficher de nombreuses dégradations et d’usure. La vétusté qui touche ce lycée s’est accentuée ces dernières années, mettant à mal la structure.

Actuellement, l’usure n’épargne aucun endroit de ce lycée, à commencer par la devanture des salles de cours et des locaux donnant sur le boulevard principal de la wilaya. Les murs sont décrépis et montrent des signes d’usure. La cour de l’établissement est aussi dégradée et demande réhabilitation. Même topo au niveau des salles de cours. Selon des témoignages recueillis sur place, les élèves étudient, en temps de pluie, dans des salles carrément inondées et ce, en raison de la dégradation des plafonds. Ainsi la semaine dernière, l’eau de pluie a inondé certaines salles, une situation qui a fortement perturbé le déroulement des cours.

Les plafonds vétustes laissent s’infiltrer les eaux de pluie qui inondent les salles et endommagent sérieusement la peinture laquelle est abîmée en plusieurs endroits. Les conditions ne sont guère favorables au bon déroulement des cours en raison des flaques d’eau qui se forment dans les salles. Les enseignants jugent ces conditions de travail lamentables et trouvent surtout que la situation est inacceptable. «À chaque ondée, certaines salles de cours sont inondées par les eaux pluviales.

Les plafonds fuient de partout. Cet état de fait n’est pas nouveau mais remonte déjà à plusieurs années», témoigne un enseignant de cet établissement qui a tenu à déplorer les conditions difficiles dans lesquelles évoluent enseignants et lycéens. «Il est difficile d’évoluer dans une telle situation et des mesures urgentes s’imposent», confie notre interlocuteur.

À l’origine de ces infiltrations à répétitions, une étanchéité vétuste et défaillante qui demande à être entièrement changée. Mais à l’heure actuelle, il n’y a pas que l’étanchéité qui demande réfection, toute la structure exige une entière opération de réhabilitation. Pourtant des budgets colossaux estimés à plusieurs dizaines de milliards de centimes ont été consacrés ces dernières années aux opérations de réfection des établissements scolaires des trois paliers.

Mais l’état de certaines structures de l’éducation laisse toujours à désirer et celles-ci sont toujours en proie à l’usure et aux dégradations. Situation qui complique chaque jour un peu plus les conditions de scolarisation des élèves et de travail du personnel. Le plus aberrant dans cette situation c’est que ce lycée jouxte le siège de la wilaya, à seulement quelques pas du bureau du wali.

Que dire alors des écoles situées en zones éloignées et loin des regards des pouvoirs publics ? Mais une chose est sûre : au vu de la politique menée par le secteur marquée par un laisser-aller manifeste et l’absence de rigueur dans la gestion d’un secteur aussi sensible, l’on court tout droit vers la dérive, à moins que les hautes autorités du pays revoient leur copie en exigeant plus de rigueur dans la gestion et plus d’implication des responsables du secteur.

D. M.

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