Le marché en dégradation

Partager

L’hygiène au niveau du marché bihebdomadaire de la commune d’Aïn El Hammam laisse à désirer. La situation ne cesse de se dégrader, au point de devenir inquiétante. Et pour cause. Les ordures, qui encombrent ses moindres recoins depuis des années, ne cessent de s’accumuler. En outre, les produits alimentaires en tous genres qui y sont vendus côtoient les amas de déchets composés de fruits et légumes avariés abandonnés par les marchands ambulants à la fin de la journée.

De la biscuiterie, de la sardine et autres produits comestibles s’ajoutent à ces tas ordures qui dégagent des odeurs nauséabondes. Des conditions qui ne semblent pas outrer les commerçants qui installent leurs étals à la moindre place disponible, sachant que l’avancée des immondices réduit de plus en plus la surface dédiée aux étalages. Par ailleurs, une partie du marché a été désertée, ces derniers mois, par les vendeurs, repoussés par une marre d’eaux usées provenant du réseau d’évacuation des habitations plus haut sur la rue Colonel Amirouche, dont la plupart des canalisations sont défectueuses.

Le liquide puant, qui en provient, s’écoule ainsi jusqu’à atteindre l’aire du marché, où il stagne et forme une immense marre. Les vendeurs sont, de ce fait, privés du très grand espace qu’ils occupaient auparavant. Les clients, quant à eux, doivent se frayer un passage pour éviter de patauger dans ces eaux douteuses, afin d’aller s’approvisionner en marchandises, une dizaine de mètres plus loin. Les riverains, eux, craignent pour leur santé et redoutent surtout les maladies véhiculées par les moustiques, qui trouvent en ces endroits des nids favorables à leur prolifération.

Il faut rappeler que le mince filet d’eaux usées qui se déversait sur place, il y a plusieurs mois, est devenu un véritable torrent, suite à la démolition des bâtiments jouxtant le marché. Des résidus de gravats non évacués jonchent aussi le sol et de la ferraille en jailli, entravant les déplacements des citoyens qui ne veulent pas abandonner le traditionnel souk du mardi qu’ils fréquentent depuis des décennies, malgré tout.

Quant à l’abattoir situé en contrebas, fermé voilà des années, il n’est pas, lui aussi, épargné par la dégradation. Son portail d’entrée est carrément obstrué par les ordures qui y sont entassées. En tout cas, l’intervention de la wilaya pour dégager une enveloppe financière devant permettre de réorganiser ce marché et mettre à niveau l’abattoir communal est vivement souhaitée par la population.

A. O. T.

Partager