Le service d’hémodialyse de l’EPH de M’Chedallah a été recasé provisoirement dans une aile de la polyclinique d’Ahnif, dépendant de l’EPSP, depuis sa création, il y a bientôt une dizaine d’années.
Ce service des plus névralgiques dont dépend la vie de plus de trente malades permanents en plus des urgences qui sont quotidiennement prises en charge, évolue dans une contraignante exiguïté ajouté à un manque pénalisant de générateurs qui se résument en tout et pour tout à sept appareils alors que les besoins tournent autour de trente générateurs. Aussi, et à cause des ces manques et insuffisances, plus de la moitié des malades en plus des 30 pris en charge sont orientés vers la clinique privée d’hémodialyse de Vouaklane en périphérie de la nouvelle ville de M’Chedallah.
L’exiguïté est telle que les repas des malades sont acheminés par ambulance à partir de l’EPH Kaci Yahia distant de 4 km en l’absence de cuisine sur place. Ce service d’hémodialyse d’Ahnif est composé d’une salle de dialyse où sont regroupés les sept générateurs, une salle de déchoquage, une autre pour les urgences, deux cabinets que se partagent les médecins et les paramédicaux, une salle d’attente et enfin un réfectoire.
Tout cet espace est amputé à la polyclinique qui, elle aussi, évolue dans une pénible exiguïté d’autant plus qu’elle est dotée d’un service de cytologie unique pour les deux daïra de M’chedallah et de Bechloul, ce qui souligne le nombre important de malades qu’elle reçoit par rapport aux autres polycliniques de la daïra de M’Chedallah. Ce provisoire qui risque de durer dans le temps est dû au fait que le projet d’un nouvel hôpital de 120 lits en cours de réalisation à Vouaklane a consommé le double de ses délais de réalisation sans que les travaux ne franchissent le taux de 60% d’exécution.
La pression exercée sur l’entreprise de réalisation par pas moins de quatre walis et autant de DSP voire même de trois ministres qui se sont succédé à la tête des institutions respectives depuis le lancement des travaux en février 2014 ajoutée aux fréquentes montées au créneau de la population locale, n’a en rien influé sur l’avancement des travaux qui s’effectuent à pas de tortue.
Ce projet d’un nouvel hôpital à M’Chedallah risque de ne jamais voir le jour à cause d’une bizarre clémence et tolérance dont font preuve les autorités directement concernées à l’égard de l’entreprise de réalisation qui aurait dû être en toute logique résiliée à ses torts exclusifs il y a bien longtemps au même titre que le bureau d’études (BET) chargé du suivi des travaux. Une inertie et un manque de volonté de part et d’autre qui tiennent en otage une population qui dépasse les 60 000 habitants.
Oulaid Soualah

