Confrontées depuis toujours au problème de stationnement au centre ville, les autorités de Aïn El Hammam doivent, ces derniers temps, gérer les nouvelles difficultés issues de la démolition des deux bâtiments menaçant ruine. Les automobilistes habitués à se garer de ce côté de la ville doivent maintenant aller chercher une place ailleurs où ils ne sont jamais sûrs d’en trouver. Certains conducteurs vont jusqu’à occuper une partie du trottoir aux dépens des piétons, contraints de marcher sur la chaussée quitte à gêner la circulation. Les travailleurs véhiculés entrent dans la cité dès six heures trente du matin pour occuper des places qu’ils ne libéreront que vers dix sept ou dix huit heures.
Le centre-ville est alors fermé, une heure plus tard. Les places se trouvant aux entrées sont prises d’assaut, laissant aux retardataires le soin d’aller stationner à près d’un kilomètre du marché et des magasins. Les plus impatients, ne trouvant pas de place près de leur café et magasin habituels, tournent en rond à travers les ruelles dans l’espoir de trouver une place libre. Avec leurs manœuvres, ils ne font qu’ajouter leurs tracas à la circulation de plus en plus dense au fur et à mesure que les villageois arrivent. Les fourgons ayant changé d’itinéraire sont contraints de traverser en aller-retour les carrefours des horloges et de la place du centre, des points névralgiques. Ce qui désorganise davantage le mouvement des automobiles, déjà difficile en ces lieux considérés comme le nœud gordien de la ville.
Il faut dire aussi que depuis que les résidents des cités du centre ont interdit, à raison d’ailleurs, l’accès de leurs parkings aux étrangers, la situation s’est compliquée davantage. Il est difficile, selon les habitants, de trouver un minimum de calme lorsque des gens viennent de loin et adoptent des comportements qui portent atteinte à la tranquillité des habitants. Le problème de stationnement n’est pas nouveau à l’ex Michelet. On en veut pour preuve l’absence de station dédiée aux fourgons de transport desservant Tizi Ouzou. Une seule place est réservée aux véhicules devant charger les voyageurs. En attendant leurs tours, les autres stationnent en plein milieu du carrefour des horloges ou dans les ruelles qui y convergent.
Débrayage des élèves du lycée Mustapha Ben Boulaïd
Les élèves du lycée Mustapha Ben Boulaïd d’Aïn El Hammam ont observé un arrêt de cours, dimanche dernier dans la matinée, pour attirer l’attention des responsables de leur établissement sur les problèmes qu’ils rencontrent. De bonne heure, ils se sont rassemblés, comme d’habitude, sur la route située en contrebas de la cité Akkar. Ils n’ont entamé aucun mouvement vers l’établissement, comme ils avaient coutume de le faire, vers 7h45, malgré les appels de quelques membres du personnel. Dès lors, ceux interrogés étaient unanimes à dénoncer la qualité et la quantité des repas qu’on leur sert à la cantine. Dans ce sens, ils ont affirmé : «C’est une grève symbolique pour attirer l’attention des responsables sur la vie difficile, au lycée. Les repas qui nous sont servis à midi sont loin d’être de bonne qualité. Nous ne voyons de minuscules morceaux de viande que rarement.» Aussi, les relations entre le personnel et les élèves sont, semble-t-il, difficiles : «On nous considère comme de petits enfants. Les rappels à l’ordre, même lorsqu’ils sont justifiés, manquent de délicatesse.» Les dernières instructions concernant les tenues vestimentaires sont également décriées par ces mêmes adolescents, qui pensent qu’«être habillé à la mode ne porte, en aucun cas, atteinte à la discipline de l’établissement.
Ce sont nos parents qui nous achètent ces tenues. Les adultes doivent comprendre que nous sommes comme leurs enfants», ajoute un autre élève. A la question de savoir si les grévistes ont remis la liste de leurs doléances à l’administration, ces derniers répondront : «Nous leur dirons ce dont nous souffrons s’ils décident d’organiser une rencontre avec nous», espère-t-ils. A dix heures, comme prévu, les élèves ont rejoint leurs classes dans le calme.
A. O. T.

