Le stress hydrique sévit dans les villages

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La pénurie d’eau potable continue de malmener les habitants de plusieurs villages de la wilaya de Tizi Ouzou, dont ceux du nord de la commune de Draâ El Mizan, au sud de la wilaya, notamment Ichoukrane, Senana, Maamar, Draâ Sachem, Henia… «Nos villages souffrent d-un manque presque chronique d’eau potable. En plein été dernier, nous sommes restés sans eau pendant un mois. Là, nous en sommes à 15 jours sans la moindre goutte d’eau. Rares sont les quartiers qui sont alimentés. Les comités de villages ne cessent de se réunir et d’interpeller les autorités, en vain.

A M’kira et Tizi Ghenif, c’est le même cauchemar. Il y a des villages à M’kira qui n’ont pas reçu une goutte d’eau depuis trois mois. C’est un véritable casse-tête quotidien. Nous avons même proposé des solutions aux services de l’hydraulique, à l’ADE, mais personne ne semble se soucier de nous», s’exaspère un membre de l’un des comités de villages. Et de préciser : «Chez nous, les gens achètent des citernes à 1 500 DA l’unité. À Tizi Gheniff et Mkira le prix est de 2 000 DA. Nous appelons les responsables concernés à se pencher sur ce problème d’eau qui perdure même en hiver».

À rappeler que pendant l’été dernier, des villageois de cette localité ont même fait appel à l’assemblée populaire de wilaya de Tizi Ouzou. La commission de l’hydraulique de l’assemblée a effectué une sortie à travers la région de Draâ El Mizan et Tizi Gheniff. Une réunion a même été organisée à Draâ El Mizan, en présence des maires de la région, des responsables des agences de l’ADE et du responsable du barrage de Koudiet Asserdoun pour trouver une solution, nous a-t-on indiqué. Des décisions ont été prises pour augmenter le débit du pompage vers les deux communes et une commission locale a même été installée pour suivre l’évolution de la situation. Mais hélas, la situation ne semble pas avoir évolué d’un iota, le stress hydrique perdure toujours au grand dam de la population locale.

H. T.

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