L’évacuation des eaux usées dans la commune d’Aït R’zine, située à 85 km au Sud-ouest de Béjaïa, pose un sérieux problème écologique. En effet, les eaux usées évacuées par les réseaux d’assainissement des différents villages que compte la municipalité, et qui sont au nombre de 17, finissent pour la plupart dans les ravins et autres précipices qui parcourent cette localité, en polluant dangereusement la nature.
En l’absence d’un collecteur et d’une station d’épuration des eaux usées dans cette commune agropastorale, ces rejets liquides plongent l’environnement dans un chaos indescriptible. Les cours d’eau de la région se trouvent tous pollués par voie de conséquent, comme il est le cas pour Tassift, qui n’est plus la belle rivière aux eaux limpides et potables. Aujourd’hui, comme les rejets des assainissements finissent dans son lit, cette rivière est devenue un gigantesque égout à ciel ouvert avec des eaux bleuâtres et pestilentielles qui suintent au beau milieu d’une végétation touffue de buissons, d’arbres de forêts, comme les pins d’Alep, et d’oliviers.
Les fruits de ces derniers ne sont plus récoltés pour la simple raison que ces arbres absorbent les eaux usées qui coulent à proximité. En conséquence, ce sont des centaines d’oliviers à être délaissés. Le spectacle est encore plus affligeant avec la rivière d’eaux usées qui coulent au lieu-dit Sevaïne Cheikh, sous un pont de la pénétrante autoroutière Béjaïa – Ahnif. Tous les rejets polluants de la localité se concentrent dans ces endroits pour finir dans l’oued Assif Aâbbas, à quelques kilomètres en aval.
«La commune d’Aït R’zine a besoin d’un plan d’urgence pour remédier à cette insalubrité publique avec l’implantation d’une station d’épuration ou tout au moins de mini-stations, pour juguler la pollution grave que subit l’environnement, d’autant que notre commune compte un verger oléicole exceptionnel classé premier à l’échelle nationale», préconise un habitant.
Syphax Y.

