Les 45 locaux livrés au vandalisme

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Réalisés dans le cadre du programme de l’ancien Président Bouteflika des 100 locaux par commune, les 45 locaux implantés à Vouaklane en périphérie de la nouvelle ville de M’chedallah, sont depuis plusieurs années livrés au vandalisme, aux dégradations et aux affres du climat. En effet, ces locaux ne cessent de se dégrader à vue d’œil. Réceptionnés en 2016, ces locaux destinés initialement à diminuer le chômage et à absorber le marché informel de la nouvelle ville, n’attirent toujours pas les marchands qui interviennent dans l’informel, sur les trottoirs et les espaces vides en milieu urbain et ce, malgré toutes les tentatives de l’APC.

La raison est sans doute le mauvais emplacement de ces locaux qui se trouvent dans un endroit isolé et éloigné du centre urbain. L’arrêté d’exploitation délivré aux services de l’APC en début de l’année en cours par la wilaya de Bouira, définissant le caractère commercial de ces locaux, s’avère donc d’aucune utilité. À moins d’une solution efficace ou d’un changement de statut administratif, ces locaux serviront de lieux de rencontres aux jeunes désœuvrés et de cible aux élèves de l’école primaire mitoyenne, comme en témoignent les vitres volées en éclats.

Comme ces locaux sont un patrimoine relevant de la wilaya, l’APC de M’chedallah ne pourra même pas assurer le gardiennage avec ses faibles moyens. Il est à noter que c’est le cas de la majorité de ces locaux de l’ex-président, réalisés à travers les communes de la daïra de M’chedallah, à l’image de ceux d’Ahnif au nombre de 60 locaux implantés au lieu-dit «Eucalyptus» en bordure de la RN05. Les 60 locaux commerciaux, réalisés au niveau de la commune de Saharidj, sont eux aussi dans un état d’abandon et ce, malgré les décisions d’exploitation remises aux bénéficiaires depuis plus de deux années. Ces édifices flambant neuf mais toujours inexploités, sont témoins d’une gestion qui répond beaucoup plus à une politique de populisme et à un gaspillage inutile de l’argent du trésor public, sans que personne n’en tire un quelconque profit. Il est urgent donc qu’une solution soit dégagée pour sauver ce qui pourrait l’être encore de ces locaux.

O. S.

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