La célébration du 65e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale a commencé à Tizi Gheniff. Ainsi, au niveau de la salle polyvalente, Mohamed Tellache, son directeur, a prévu tout un programme. «Nous avons tout préparé. La première activité a été lancée avant-hier avec la visite du musée Ali Mellah, où nos adhérents ont eu à découvrir la salle où sont exposés aussi bien des photos des martyrs de la Guerre de libération que des objets, des armes et des vêtements ayant appartenu aux martyrs et aux moudjahidine», dira le premier responsable de la salle polyvalente.
Notre interlocuteur ajoutera que d’autres activités sont également prévues. Il s’agit, entre autres, d’une expression écrite par les adhérents, au sujet du 1er Novembre, de textes écrits par les enfants, d’expositions de photos de la Guerre de libération nationale, de livres d’histoire, la distribution de dépliants relatifs au thème, la projection du film de guerre «l’Opium et le Bâton», en plus d’un concours de dessin toujours en rapport avec l’événement, alors que d’autres activités sont gardées en surprise. Et pour réussir ce programme, les adhérents sont à pied d’œuvre. Du côté de l’APC et des moudjahidine, un autre programme est envisagé.
Il s’agit de la veillée du 31 octobre au 1er novembre, avec des témoignages, le dépôt de plusieurs gerbes de fleurs, au niveau de tous les Carrés de martyrs. D’abord, au piédestal du monument dédié aux martyrs, en face du siège de l’APC. Ensuite, un déplacement sera effectué au mémorial Ali Mellah puis au Carré de martyrs d’Adila, sur la RN 68, à 4 km à la sortie de la ville. Il est à rappeler que dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, le colonel Amar Ouamrane avait envoyé un groupe de moudjahidine à La Mitidja, où ils ont attaqué les biens des colons, alors qu’un autre groupe, formé des premiers maquisards de Tizi Gheniff et M’Kira, était chargé de marquer le déclenchement de la Guerre de libération à Tizi Gheniff.
Ainsi, peu avant minuit, ce groupe s’était attaqué à l’unité de tabac Marius et tira des coups de feu en direction de la brigade de Gendarmerie coloniale. On dit aussi qu’ils avaient l’intention d’assassiner le maire de l’époque, Guéniard. Ayant entendu du bruit, il actionna l’alarme et le groupe prit à ce moment la fuite. Cinq jours après, le maire ordonna d’arrêter tous les suspects qui furent torturés atrocement. Slimane Nacef a été ainsi torturé à mort, avant d’être abattu froidement par le fils du maire de la ville. D’ailleurs, il devint le premier martyr du déclenchement de la Guerre de libération de la future Wilaya III historique. Il a été tué le 7 novembre 1954, car il avait refusé de divulguer la moindre information au sujet de l’organisation à laquelle il appartenait ou dénoncer ces autres compagnons.
Amar Ouramdane

