Draâ El-Mizan – Les barrages et les retenues d’eau remplies

Les dernières pluies de la semaine passée ont augmenté le volume des barrages et des retenues colinéaires. En effet, ils sont remplis jusqu’au niveau de leur digue. À Aïn Zaouia, le tremplin a débordé. On croit savoir que même des dizaines de carpes qui y vivent ont échoué au bord du barrage.

«On a trouvé quelques espèces juste au contrebas de la digue. À rappeler qu’un projet de pisciculture a été initié dans ce barrage, mais il n’a pas abouti pour des raisons qu’on ignore. Pour cette année, le barrage est plein avant même la fin de l’hiver.

Le spectre des années précédentes lorsque le barrage était asséché ne pointe plus à l’horizon», fera remarquer un agriculteur de cette localité à vocation agricole. Effectivement, aussi bien le barrage de Draâ El-Mizan que les retenues d’eau débordent déjà.

C’est un bon signe pour notamment les cultures maraîchères dans la région. Ces réserves hydriques sont consacrées, notamment en été, pour l’irrigation des cultures maraîchères.

Cependant, il est à souligner que ces ouvrages hydrauliques nécessitent des travaux et des entretiens en permanence. L’exemple du barrage de Draâ El-Mizan est édifiant quand on sait qu’il est envasé à plus de 80%. «Il faudrait peut être que les responsables pensent à mieux les exploiter. Tout d’abord, il faudra le désenvaser, puis remettre à l’état les réseaux d’irrigation.

Je me souviens qu’au début des années 70 jusqu’aux années 80, les réseaux fonctionnaient et l’eau était servie dans tous les champs. Aujourd’hui, ils ont disparu. On ne voit même pas les bouches d’irrigation. La plupart des maraîchers recourent au pompage de l’eau avec des motopompes et utilisent aussi de la tuyauterie sur deux, voire trois kilomètres pour certains.

Ce n’est pas normal que de tels ouvrages hydrauliques ne soient pas bien exploités et non rentabilisés. Et puis, les agriculteurs n’ont pas tous les moyens de se permettre d’acheter la tuyauterie», dira un ex-membre de la coopérative qui est chargée de la gestion de l’eau du barrage. En tout cas, du côté des agriculteurs, ils sont satisfaits du taux de remplissage de ces ouvrages à l’heure qu’il est alors que nous sommes encore en hiver.

«D’ici la fin de la saison hivernale, il n’y aura plus de place pour un mètre cube d’eau dans ces barrages et retenues. Mais, nous insistons encore une autre fois que le taux de remplissage n’est pas réel si on comptait la quantité remplie de vase», soulignera un autre maraîcher.

Devant ce manque, les responsables de ce secteur devraient regarder du côté de ces ouvrages hydrauliques et trouver les solutions pour répondre aux revendications des fellahs qui laissent en jachère des terres fertiles et hautement productives à cause justement de la mal exploitation de ces réserves hydrauliques.

Amar Ouramdane