Les habitants du village Kaf Lagab, à 3 km au nord du chef-lieu de la commune de Tadmaït, réclament l’amélioration de leur cadre de vie, en dégradation depuis des années.
En effet et selon des villageois, le centre de soins, réalisé durant les années 1990, n’est pas fonctionnel depuis plus de dix ans faute de personnel médical. De ce fait, ils sollicitent les pouvoirs publics de le rouvrir dans le but de mettre fin aux souffrances de la population en matière de soins médicaux.
«Le centre de santé avait été construit durant les années 1990, mais ses portes sont fermées depuis plus de dix ans», tonne un habitant, qui se demande: «Quelle est l’utilité d’un centre médical s’il n’est pas fonctionnel ? Comment faire face en cas d’urgence ?».
Les villageois interpellent également les autorités locales sur la nécessité de réaliser un éclairage public pour le tronçon de route (800 mètres environ) menant vers l’entrée du village et de réparer ses pistes, impraticables pour la plupart.
Depuis des dizaines d’années, ces routes n’ont jamais été rénovées et par conséquent, dès que la saison hivernale arrive, elles deviennent impraticables en s’embourbant avec les eaux pluviales, d’autant plus qu’il n’existe même pas de caniveaux de drainage, déplore-t-on dans ce village où les jeunes souffrent encore de l’absence de structures culturelles ou de jeunesses à même de tirer ces derniers de l’oisiveté.
«Nous demandons notre part de développement, car notre village a été oublié par les autorités communales depuis bien longtemps», dira Madjid Cheklat, président du comité de village Kaf Lagab. Et d’ajouter: «Nous avons déposé une plate forme de revendications au niveau de l’APC en ce début du mois de janvier et nous tenons à satisfaire toutes nos doléances».
Le stade de proximité du village est actuellement impraticable en raison notamment de la boue et de la vase. À cet effet, les villageois interpellent les autorités locales à prendre en charge ce problème qui empêche les jeunes de la région de pratiquer leur sport favori, à savoir le football.
Rachid Aissiou.

