Les clauses rarement respectées

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La clause de remise en état des lieux, incluse dans le cahier des charges, est rarement respectée. Etat de fait qui engendre souvent des problèmes aux conséquences fâcheuses.

Ainsi, dans la ville de Bouira, pour ne citer que cette agglomération de la wilaya, les cas du non respect de la dite clause sont légion. En effet, ces jours-ci, des habitants de la ville de Bouira ont relevé deux cas. Le premier est signalé au niveau de la cité Ouest, un quartier très fréquenté situé au cœur de la ville de Bouira. En effet, et selon des commerçants exerçant au niveau de l’une des ruelles commerçantes de cette cité, une équipe technique de la société du gaz et de l’électricité est intervenue sur le réseau électrique en procédant à des fouilles, sans que des travaux de remise en état des lieux ne soient effectués. Cette situation a eu comme conséquence la formation de trous béants mais aussi une inondation des lieux par les eaux usées.

À l’origine de cette inondation, une rupture d’une conduite d’assainissement probablement endommagée lors des travaux de maintenance effectués par les ouvriers ayant eu à intervenir sur les lieux. Selon les commerçants, des odeurs nauséabondes empestent toute la ruelle et importunent habitants, commerçants et passants. Devant cette situation, les commerçants demandent à ce que le nécessaire soit fait pour remettre en état les lieux.

Selon nos informations, c’est aux services de l’APC de Bouira qu’incombent la tâche de remise en état des lieux, comme stipule la convention passée entre les services de la commune et ceux de l’entreprise du gaz et de l’électricité. L’autre cas signalé par des citoyens est localisé au quartier Farachati où ont été effectués des travaux de réparations sur les réseaux AEP sans que ne soit menés les travaux de remise en état.

Des habitants de ce quartier indiquent que sur les lieux de l’intervention des équipes de l’ADE, s’est formé un véritable bourbier, prenant au piège plusieurs automobilistes. À chaque fois, il a fallu que des citoyens se mobilisent pour extraire les véhicules pris au piège dans le bourbier. Là encore, les citoyens demandent l’intervention de l’entreprise intervenue dans le quartier pour remettre en état les lieux. Il faut signaler que partout à travers la wilaya de Bouira, des cas similaires sont signalés notamment sur le réseau routier. Le cas du tronçon de la RN15 traversant le village de Selloum est édifiant.

En effet, après le passage des réseaux gaz, AEP et fibre optique, la route a été laissée telle quelle. Ce qui a accéléré sa dégradation. Les pouvoirs publics sont donc appelés à réagir pour appliquer les lois en obligeant les entreprises réalisatrices et les organismes étatiques ou privés à respecter la clause de remise en état inscrite dans le cahier des charges.

D. M.

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