Les populations des treize espèces d’oiseaux sédentaires et nicheuses qui vivent sur les berges du lac de Mezaia ne se multiplient que très faiblement ou ont même tendance à régresser, selon les conclusions de Bachir Amrane, concessionnaire du parc et du lac de Mezaia depuis février 2016. Ces espèces sont, entre autres, la talève sultane, la foulque, la macroule et le grèbe castanieux. Les causes de cette catastrophe écologique, toujours d’après ce responsable, sont les eaux pluviales qui descendent de la cité périphérique de Smina et charrient toutes sortes d’impuretés allant directement dans le lac qu’elles polluent. En effet, quant il pleut, les eaux qui ruissellent des hauteurs de Smina stagnent sur le boulevard Hassiba Benbouali, en face du parc.
Et pour accélérer leur évacuation et permettre le passage des voitures, les services concernés ne trouvent pas mieux que d’enlever les grilles de protection des avaloirs qui retiennent les gros déchets, comme les bouteilles en plastique, et évitent qu’ils aillent dans la conduite d’évacuation se déversant dans le lac. Et Bachir Amrane de poursuivre : «Ces faits ont été signalés à plusieurs reprises par des correspondances et des rappels aux services concernés, comme la Conservation des forêts, le Parc national de Gourara (PNG) et l’APC de Béjaïa. Mais jusqu’à présent, aucune suite n’a été donnée à mes écrits. » Pour limiter les dégâts, les responsables du parc ont essayé de mettre en œuvre un système pour que les déchets n’aillent pas au fond du lac. Les ouvriers du parc, pour leur part, consacrent le plus clair de leur temps, souligne le même concessionnaire, à ramasser les déchets qui jonchent les berges du lac.
B Mouhoub

