Les engagements du groupe ONE

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Le projet de réalisation de la pénétrante qui devrait relier la wilaya de Tizi Ouzou à l’autoroute Est-Ouest est confronté quotidiennement à des oppositions et autres problèmes. Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende ici et là, qu’il y a une protestation. S’il est vrai que certaines oppositions sont levées, il n’en demeure pas moins que d’autres surgissent de manière sporadique. Comme c’est le cas des habitants de Tafoughalt, dans la commune d’Aït Yahia Moussa, qui s’opposent à la coupure de la route reliant leur village à la RN25 pour rallier le chef-lieu de daïra (Draâ El-Mizan) ou encore le chef-lieu de wilaya. «Nous n’accepterons pas que la route soit coupée, au niveau du lieu-dit Vouhadj. La proposition qui nous a été faite ne nous arrange pas.

Ils veulent que nous passions par une piste dangereuse. Et puis, nous ne savons pas combien de temps va durer cette coupure, d’autant plus que le temps mis pour réaliser un échangeur n’est pas moins d’une année, voire deux, comme tout le monde le sait. C’est inacceptable ! La piste indiquée comme déviation est très dangereuse et à certains endroits, deux véhicules même légers ne peuvent passer, en même temps», a expliqué un transporteur de voyageurs. Pour en savoir un peu plus, on a pris attache avec un membre de la Coordination des comités de village. «Effectivement, nous nous sommes réunis avec les responsables du groupe ONE. Ils ont mis sur la table, l’engagement. Il s’agit de couper la route pendant deux à trois mois.

Mais nous avons refusé de signer, parce qu’il fallait se concerter avec les citoyens du village», a expliqué notre interlocuteur. Et un autre d’enchaîner : «En plus de ce que vient de déclarer mon camarade, nous avons aussi proposé que la piste soit élargie et prise en charge, comme il se doit.» D’ailleurs, vendredi dernier, les présidents des Comités de village ont paraphé le contrat, en présence du maire, avec d’autres conditions. Il s’agit, entre autres, de trouver le moyen de dévier les deux conduites d’eau et de gaz naturel traversant ce tronçon du Chemin communal menant au village et la prise en charge de tous les accotements, en les remplissant avec du gravier.

«Ce n’est qu’une fois qu’il ne restera que les travaux, dont la durée ne dépasserait pas trois mois, que nous opterons pour la proposition d’emprunter la piste dite d’Ath Ouméziane», a-t-on assuré. Par ailleurs, il ne faut pas oublier la décision prise par le groupe ONE de résilier le contrat de 750 travailleurs à cause du manque de financement. Une affaire toujours pas tirée au clair, notamment concernant le règlement des arriérés de quatre mois que les employés attendent et réclament toujours. C’est dire que la livraison de cette pénétrante pourrait encore être retardée. D’ailleurs, les délais accordés au groupe pour mars 2020 ont expiré, alors que le projet est à environ 50% au maximum, voire moins pour de nombreux ouvrages routiers.

Amar Ouramdane

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