À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des handicapés, coïncidant avec le 3 décembre de chaque année, l’association «Tudert d Ussirem U Madar» de Chemini s’est attelée à concocter un programme riche et varié pour la journée de samedi 7 décembre. A cet évènement étaient invités des handicapés de la commune et leurs familles, les autorités locales, des représentants de la Protection civile et des membres de l’Association des handicapés de la commune de Tinebdar.
C’est la maison des Jeunes de Chemini qui a abrité ces activités ayant drainé une foule nombreuse. A noter que cette action de solidarité s’inscrit dans le cadre des activités de bienfaisance de ladite association. Du théâtre, de la musique avec deux chanteurs de la région, Moh Haroud et Bahia, de la magie et des clowns, le tout agrémenté d’une collation pleine d’allégresse et de convivialité pour le grand bonheur des adhérents de l’association des personnes aux besoins spécifiques étaient au menu.
«Des actions comme çà les font sentir moins marginalisés, eux qui, il n’y a pas si longtemps, préféraient rester dans l’anonymat face à la réticence et l’insouciance de la société. Cette journée doit nous rappeler ô combien il est important de veiller à leur garantir une meilleure insertion sociale et professionnelle. De même, la société est appelée à ne plus regarder de façon péjorative la personne handicapée. Les pouvoirs publics sont tenus d’accorder plus d’égards et d’assistance aux handicapés pour les aider à s’insérer dans la société», a expliqué un membre de l’association. «Dans notre société, il y a une marginalisation de ces personnes et leur intégration est difficile à cause de la variété des handicaps.
Mais pas seulement, leurs familles trouvent toutes les peines du monde pour leur offrir un cadre de vie adéquat, en plus du manque de moyens, qui les isole davantage», a-t-on souligné. Et de poursuivre que «ce n’est pas simple d’avoir un enfant handicapé à charge. Y a-t-il dans nos écoles les bonnes conditions pour qu’ils poursuivent une scolarité normale ? Plus encore, au sujet des commodités du transport et la praticabilité des trottoirs. Autant d’écueils qui viennent se greffer au chapelet de soucis qui plombe le moral de cette frange de la société.
Ce genre d’événements se veut être une occasion propice pour faire le point sur le cheminement de l’association et capitaliser les efforts fournis tous les jours, en faveur des handicapés de la commune, mais aussi pour offrir des moments de joie et de convivialité pour toutes ces personnes handicapées, souvent mésestimées», a-t-on ajouté. «Les personnes handicapées sont encore victimes de discrimination dans l’éducation et l’emploi. Et que dire des difficultés afférentes aux moyens de transport. Il faut mettre l’accent sur les capacités plutôt que sur le handicap, afin de faciliter l’intégration de cette frange de la société dans la vie de tous les jours», a souligné ce parent d’un enfant à mobilité réduite.
Bachir Djaider

