Par S. Ait Hamouda
Indéniablement, l’Algérie peut connaître le calme. Mais de toute façon, d’où viendrait cette embellie tant souhaitée par le peuple, sa jeunesse, et même ses apparatchiks. Chacun voit dans cette accalmie un repos et tout ce que suppose ce calme, chacun y perçoit une tranquillité bon enfant.
Ce sera le moment de tous les pardons possibles et imaginables, contrains à mettre une fleur au fusil et appeler les Algériens, de toutes obédiences, qu’elles soient politiques ou religieuses, à tempérer leur mouvement. Ce qui va permettre, aux uns et aux autres, de retrouver le temps de se faire oublier, ignorer, et effacer de la mémoire des foules. C’est à une catharsis collective qu’ils invitent leurs compères, en les blousant, en les dupant, en les trompant.
Bien qu’ils ne soient pas calés en psychologie, ils ne connaissent pas grand-chose en manipulation de masse, mais en bons amateurs dans l’exercice d’influence, ils ouvrent les voies aux faux fuyants en faisant les gens bien inspirés.
Leurs stratégies consistent à bien agencer, à bien maîtriser la méthode et la fourgue telles quelles au consommateur qui n’aurait rien compris aux manigances ourdies, en sous-main, par les experts en manigances. Mais cela ne servirait à rien, il est inutile de chercher à tromper le monde, avec ces combines usées, au point où l’abus tient du moindre mal, d’une bonne action, voire d’une politesse.
A quoi riment, ces retournements de situations, si ce n’est à satisfaire son égo, et se tenir coi dans son coin, en attendant que l’orage passe. A quoi rime ce remue ménage, cette voie escarpée, ces méthodes de triste mémoire, qui nous rappellent Naigellen, maitre de la voyoucratie au temps du colonialisme.
On se doit de faire attention aux cabotins et amateur de scènes kafkaïennes, ils te traînent au-delà du tolérable et puis te lâchent. Telles sont les manières de ceux qui bougent dans l’ombre et tirent les ficelles sans trop s’épuiser et puis, même lorsqu’ils ne font pas un geste ils ont manipulé à tire larigot, sans sourciller. Alea jacta est, autrement les dés sont pipés.
S. A. H.
