BOUMERDÈS – Hausse des prix durant le Ramadhan – Les petites bourses durement pénalisées

Une semaine après le début du mois de Ramadhan, les prix des fruits et légumes ainsi que ceux des viandes ne baissent toujours pas. Une semaine après le début du mois de Ramadhan, les prix des fruits et légumes ainsi que les viandes ne baissent toujours pas. Les marchands et les commerçants ont frappé de plein fouet les instructions du ministère de commerce concernant le respect des prix référentiels des produits de consommation étalés dans les marchés.

Les petites et moyennes bourses sont durement pénalisées par cette hausse exorbitante dans les prix, alors qu’ils étaient abordables quelques jours avant le mois de carême. Les consommateurs n’arrivent plus à tenir le coup dans de telles conditions et subissent le diktat des commerçants. C’est la saignée. Une virée au niveau des marchés de fruits et légumes de la région renseigne d’une saignée sans précédente et qui semble ne pas baisser prochainement.

Au marché des fruits et légumes de Boudouaou, le plus ancien de la région ouvert durant les années 1930, les prix sont inabordables ? Pourtant, ce lieu de négoce est connu pour les bas prix des produits exposés aux consommateurs dans toute la wilaya. Certains consommateurs arrivent, d’ailleurs, des Issers ou d’Alger pour faire leurs emplettes. Mais la hausse des prix en ces premiers jours du mois de Ramadhan a fait que le marché est vite déserté par les consommateurs qui n’achètent que l’essentiel.

Un marchand de fruits et légumes lance : «Il est difficile d’être dans la même lignée lorsqu’on voit des vendeurs qui appliquent des prix augmentés». Donc, pour lui, cette hausse ne s’explique que par la spéculation car, ajoute-t-il, «les prix de gros n’ont pas changé grande chose, donc il est clair d’appliquer des prix abordables». Et à un autre d’ajouter : «Malgré la hausse des prix, les étales étaient pris d’assaut par les consommateurs qui achètent tous et sans exception».

La fièvre acheteuse s’est emparée des consommateurs en ces premiers jours de Ramadhan, chose que l’on peut vérifier par le manque de produits de consommation. «Nous sommes restés jusqu’à après l’annonce de Ramadhan par la commission qui observait le croissant. À cette heure-ci, plusieurs consommateurs se sont agglutinés devant les commerces pour faire leurs emplettes», a-t-il ajouté. Le pouvoir d’achat des consommateurs diffère, certains peuvent s’en procurer comme bon leur semble les produits désirés, alors que d’autres calculent au comptes goûtes leur monnaie pour juste acheter l’essentiel.

«Sincèrement, je n’arrive plus à y faire face. Mon salaire ne dépasse pas les 22 000 DA et j’ai quatre enfants à charge, je ne sais plus à quel saint se vouer quand on voit que les prix sont inabordables», dira un père de famille rencontré au marché des Issers. Dans ce marché, la laitue est cédée à 130 DA, les carottes à 120 DA, la pomme de terre est affichée à 70 DA, la tomate à 140 DA, alors que le reste varie entre 80 et 160 DA. Les prix ont redoublé, voire quadruplé pour certains alors que les fruits affichent une hausse considérable qui ne trouve d’explications que dans la spéculation lorsqu’on voit les orangers passer de 80 DA à 118 DA. Les consommateurs à faible revenu sont durement pénalisés et ils le seront encore à l’approche de la fête de l’Aid.

Youcef Z.