Bouira – Les pluies affectent la récolte de foin

Alors que la campagne de fenaison bat son plein à travers toutes les communes de la daïra de M’Chedallah, les agriculteurs ont été surpris par une série d’orages, qui ont balayé la région durant les journées de lundi, mardi et mercredi. Aucun paysan n’a réussi à engranger sa récolte de foin, laquelle a été copieusement mouillée. Si l’herbe sauvage fauchée résiste à ces averses, les diverses espèces de foin sont par contre très fragiles.

A la deuxième averse, le processus de moisissure et de pourrissement s’enclenche et affecte sérieusement la récolte. Les paysans ont été pris de court pour plusieurs raisons : la première étant le retard mis par la récolte à arriver à maturité à cause du climat doux, ce qui a retardé la campagne de fenaison de plusieurs jours. La seconde est le manque flagrant de faucheuses et de botteleuses à tel point que les propriétaires de ces machines agricoles étaient obligés de donner aux agriculteurs des rendez-vous pour que chacun puisse en profiter à tour de rôle.

Les pauvres paysans voient ainsi le fruit d’un dur labeur détruit par les perturbations climatiques fréquentes, en cette période de l’année. Heureusement qu’elles n’ont pas été accompagnées de chutes de grêle, qui sont une véritable catastrophe pour les cultures arboricoles, notamment les arbres fruitiers et le verger oléicole, sachant que la région de M’Chedallah compte l’un des vergers les plus importants de la wilaya. Un verger qui est considéré comme étant l’une des principales sources de revenus des populations locales. Les averses causent aussi des dégâts aux arbres, dont la majorité est en période de floraison.

La violence des tempêtes détache les fleurs, qui sont les futurs fruits, des branches. Ces orages, accompagnés d’une vague de froid et de la chute brusque des températures, provoquent également des épidémies de grippe et de bronchite ovine, sachant que la majorité des éleveurs d’ovins ont presque fini l’opération de tonte de leur cheptel qui prend ainsi rapidement froid, une fois débarrassé de sa laine protectrice.

Oulaid Soualah