Draâ El-Mizan – Les premiers labours lancés

De plus en plus, la filière céréalière occupe une place de choix dans la région.

D’ailleurs, il nous a été donné de constater qu’ils sont nombreux à investir dans ce créneau, grâce notamment aux apports financiers de l’État. Concernant la saison moissons-battages, une récolte de près de 60 000 quintaux a été enregistrée sur les 2 850 hectares emblavés. «C’est le résultat de plusieurs facteurs», dira Mme Saliha Belfadel, subdivisionnaire agricole.

Notre interlocutrice citera entre autres les conditions climatiques favorables tout au long de la saison, la fréquence de la pluviométrie équilibrée pratiquement sur tous les mois de l’année, les campagnes de sensibilisation menées durant l’année par le personnel de la Subdivision et aussi l’accompagnement des fellahs sur tous les plans.

À peine cette récolte eut-elle été déposée dans les silos de la CCLS de Draâ Ben Khedda que les premiers labours sont lancés. «Il ne faut pas attendre l’arrivée des grandes pluies pour commencer les labours. Nos parents nous ont appris que dès la mi-août il faut commencer les labours, sinon les pluies automnales pourraient retarder la saison labours-semailles. Il faut préparer la terre et commencer dès le mois d’octobre à semer. Si on attend l’arrivée des pluies, même les tracteurs-chenilles ne pourront pas avancer sur ces terrains argileux», expliquera un céréaliculteur de Draâ Sachem.

D’ailleurs, de très bon matin, on entend les bruits des herses dans les champs en train de tracer les sillons. « Une fois les sillons tracés, les autres opérations seront faciles», soulignera le même interlocuteur. Ainsi, pour la première responsable agricole de la localité, la saison labours-semailles sera lancée dans les délais. «Ce sera la même superficie, à quelques hectares près, par rapport à la saison écoulée. Maintenant, nos fellahs sont conscients de l’importance que revêt la filière dans la région.

Du côté des pouvoirs publics, tous les dossiers déposés pour une quelconque aide sont traités à temps», dira encore la même source. Il est à signaler que même les cultures maraîchères réussissent bien dans la région. D’ailleurs, on voit à perte de vue ces champs plantés de pastèques. «La saison tire à sa fin et la récolte a été excellente même si nous avons eu un peu de retard au début. Nous avons néanmoins peur des orages qui pourraient détruire les champs où les fruits ne sont pas encore mûrs», dira un des maraîchers de la région.

Ces derniers tentent tant bien que mal de redonner à cette filière la place qui lui revient, mais il est toujours attendu l’exploitation judicieuse du barrage d’eau en prévoyant un réseau d’irrigation neuf parce que ce ne sont pas tous les maraîchers qui ont les moyens d’acheter une tuyauterie de plus de trois mille mètres linéaires pour atteindre leurs champs. La prise en charge de ce barrage, un véritable atout pour le développement de cette filière agricole, est indispensable.

Amar Ouramdane