A l’image de toutes les villes d’Algérie, la ville de Bouira enregistre un manque flagrant de toilettes publiques, ce qui pose un vrai problème aussi bien pour la population locale que pour les centaines de visiteurs se rendant au quotidien dans cette ville.
En effet, les habitants et les visiteurs de Bouira ne trouvent quasiment aucun endroit pour se soulager. Les seuls endroits aménagés à cet effet sont très rares. Force est de constater que les murs, les espaces de détente et immeubles sont transformés en lieux d’aisance. «L’on assiste chaque jour à des scènes pour le moins désolantes. Certains comportements sont regrettables car par manque de toilettes publiques, beaucoup se rabattent sur les murs et les places publiques.
Il est regrettable également de constater l’absence de réaction des autorités locales face à cette situation qui perdure sans impunité», se désole un citoyen de Bouira. Il faut souligner aussi que parmi les rares vespasiennes qui existent au chef-lieu de la wilaya, il y a celles d’à côté du marché des fruits et légumes.
Seulement celles-ci ont été fermées pour non respect aux normes d’hygiène. Par conséquent, des façades d’immeubles sont devenues des urinoirs à ciel ouvert. Les odeurs qui s’en dégagent sont insupportables et gênent énormément riverains et passants.
C’est un véritable problème d’insalubrité que pose le manque d’urinoirs. A ce propos Ahmed, un citoyen rencontré en ville, dira : «Dans les pays qui se respectent, les vespasiennes sont aménagées à chaque coin de rue avec des normes d’hygiène irréprochables. Malheureusement, ce n’est pas le cas dans nos villes, où il est regrettable de voir des espaces publics transformés en latrines». Il faut signaler que si les WC destinés aux hommes sont rares, ceux réservés aux femmes, en revanche, sont quasiment inexistantes.
T. F.

