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Bouira Le DSP s’est enfin exprimé sur l’affaire de M’Chedallah

«Le directeur de l’EPH a fauté»

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Le Dicteur de la santé publique (DSP) de Bouira, M. Chaabane Sidhoum a animé jeudi dernier, un point de presse, dans lequel il s’est exprimé sur deux sujets : La situation des 101 contractuels grévistes de l’EPH de M’Chedallah et le centre d’hémodialyse de Bouira. Ainsi, lors de son intervention, le conférencier a tenu à mettre les points sur les « i ». Concernant les agents vacataires de l’hôpital de la commune de M’Chedallah, sis à une quarantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, qui, pour rappel, exigent depuis le mois d’août dernier leur intégration, le DSP a fait preuve d’une certaine intransigeance sur le sujet en déclarant que pour le moment, il est impossible de les intégrer tous. Avant d’expliquer : « Nous avons en tout vingt-trois postes budgétaires, pas un seul de plus ! Ces postes ont été tous réservés à ces vacataires. Ces derniers, doivent comprendre qu’il y’ a une règlementation à respecter, je ne peux pas l’outrepasser ! », a-t-il indiqué. Interrogé sur la façon dont ces contractuels ont été engagés en 2008, M. Sidhoum a rejeté la faute sur le directeur de l’EPH et sa «  méconnaissance » des nouvelles lois en vigueur. « Le Directeur de l’EPH de M’Chedallah a commis une faute en engageant ces personnes, car il n’y avait pas de postes budgétaires ». Avant d’ajouter que ce directeur avait agi en «  bonne foi » et conformément à l’ancienne réglementation, qui permettait de renforcer les effectifs sans consulter les postes budgétaires disponibles. A propos d’éventuelles sanctions à l’encontre du responsable de l’hôpital de M’Chedallah, le DSP de Bouira s’est montré assez conciliant.  «Certes, il a commis une erreur et il doit être sanctionné mais pour le moment, ce n’est pas ce qu’est de plus urgent », a-t-il souligné.  Avant de préciser que le plus important est de trouver une issue favorable à ces contractuels. « Je dois vous dire que mon département et le ministre en personne suivent l’affaire de très prés. Les vacataires doivent comprendre que leur situation sera réglée, mais il nous faudra un peu de temps ». 

«Les dialysés n’ont aucune prérogative administrative !» 

S’agissant du centre d’hémodialyse de l’hôpital Mohamed Boudiaf de Bouira, l’orateur a certifié que ce centre a été complètement réhabilité. Pour rappel, une centaine d’insuffisants rénaux ont signé au mois de janvier 2011, une pétition dans laquelle, ils dénonçaient vigoureusement les «carences» du service d’hémodialyse de Bouira. Selon notre interlocuteur,    ces insuffisances ont été totalement prises en charge depuis, « ils réclamaient des ambulances et des générateurs, c’est fait ! Une prise en charge des moyens de transports, c’est également fait ! Les laboratoires d’analyses ont fait l’objet d’une complète rénovation… Que veulent-ils de plus ? », s’est-il interrogé. Enchaînant sur des pratiques qu’il juge inacceptables de la part de certains patients, le DSP de Bouira dira : « Sur le volet médical, ces malades ont toute notre attention. Mais au-delà de cela, ils n’ont aucun droit de regard sur l’administration et la gestion du centre !», s’est-il exclamé. Avant de s’emporter : «  Figurez-vous que certains malades exigent tel médecin pour les soigner, ou encore un tel chef de service. C’est devenu aberrant ! ». Répondant à une question relative à la pénurie de médicaments, le premier responsable de la santé à l’échelle de la wilaya a réfuté catégoriquement ce terme de « pénurie », en déclarant que toutes les dispositions ont été prises afin de garantir un apprivoisement régulier. « Il n’y a aucune pénurie de médicaments ! », a-t-il lancé.  Interpellé sur la question de la disparité des médecins gynécologues, entre les différentes communes de la wilaya, à titre d’exemple six gynécologues à l’hôpital de Lakhdaria et aucun à celui de Bouira, M. Sidhoum a admis, cette fois ci, le terme de pénurie, tout en soulignant le fait que des conventions entre son secteur et des médecins privés ont été signées, en plus des nouveaux médecins gynécologues qui devraient être affectés prochainement.              

Ramdane. B.