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Le Journal Officiel révèle les motifs de rejet des six malheureux candidats

Des chiffres et des lettres

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Le Conseil constitutionnel qui, rappelons-le, s’était réuni durant la période du 10 au 13 mars 2014, pour délibérer sur les dossiers des candidatures à l’élection du Président de la République, prévue le 17 avril 2014, a fait ressortir que sur les douze candidats à la candidature, seuls six d’entre eux ont eu l’aval du Conseil présidé par Mourad Medelci, pour mener campagne actuellement à travers les wilayas du pays. Quant aux six autres, leurs dossiers ont tout simplement été rejetés pour n’avoir pas satisfait à une ou plusieurs conditions d’éligibilité. Il faut savoir, par ailleurs, que le contrôle s’est fait sur la base des trois critères à savoir : Le nombre de signatures exigées : A ce titre, le Conseil constitutionnel a institué qu’en cas de dépôt par le candidat de signatures d’électeurs et d’élus, à la fois, le Conseil constitutionnel a décidé de se prononcer pour la vérification de 720 signatures d’élus et de 72.000 signatures d’électeurs (soit 20% de plus, dans les deux cas, du nombre minimum requis de signatures pour compenser d’éventuelles annulations). L’objectif étant d’assurer une mise en oeuvre cohérente des dispositions des articles 139 et 140 de la loi organique relative au régime électoral, du fait de la similitude de leur objet. La constatation et la vérification manuelle sont effectuées pour s’assurer que les signatures ne sont pas entachées d’irrégularités, tels que l’absence de la légalisation et de la signature de l’officier public, l’âge légal de vote du citoyen ayant accordé sa signature au candidat… etc. Le contrôle informatique est effectué pour s’assurer que l’électeur, ou l’élu, n’a pas accordé sa signature à plus d’un candidat, comme l’exige la loi. C’est ainsi qu’après toutes ces vérifications qui se sont étalées sur dix jours fermes, il a arrêté la liste des candidats retenus à l’élection du Président de la République. Et bien évidement, le Conseil constitutionnel a rendu également des décisions individuelles motivées de rejet des candidatures n’ayant pas satisfait aux conditions requises, notamment par l’article 73 de la Constitution et l’article 139 de la loi organique, portant régime électoral. Au final, sur les douze dossiers déposés par les candidats, six d’entre eux, à savoir ceux de Belaid Abdelaziz, Benflis Ali, Bouteflika Abdelaziz, Touati Moussa, Hanoune Louisa et Rebaine Ali Fawzi ont satisfait aux conditions exigées alors que ceux de Benhamou Mohamed, Benouari Ali, Hamadi Abdelakrim, Zeghdoud Ali, Temmache Sadek et Adoul Mahfoudh ont dû être rejetés pour différents motifs.

Pour cela, le journal officiel, daté du 16 mars 2014, donne, en détails, les motifs du rejet.

Ainsi, peut –on lire dans le J O qu’après vérifications, et en vertu de l’article 139 de la loi organique 12-01 relative au régime électoral, le candidat doit présenter soit une liste comportant 600 signatures individuelles, au moins, de membres élus d’assemblées communale, de wilaya ou parlementaire, réparties à travers vingt-cinq (25) wilayas, au moins, soit une liste comportant 60 000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs inscrits sur une liste électorale; que ces signatures doivent être recueillies à travers vingt-cinq (25) wilayas, au moins, et que le nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 1500 signatures . Mohamed Benhamou n’a présenté que 596 signatures d’élus dont 467 ont été validées après vérification, le candidat n’a pas atteint le seuil minimal de signatures requis, et que par conséquent sa candidature a été rejetée. De son coté Ali Bounouari qui n’a présenté que 53204 signatures d’électeurs dont 23012 signatures ont été validées après vérification a également vu son dossier rejeté par le Conseil Constitutionnel. Mahfoud Adoul, a quant à lui déposé 19595 signatures d’électeurs et qu’après vérification, 1631 signatures ont été invalidées, car ne satisfont pas aux conditions légales. Par conséquent, le candidat n’a pas atteint le seuil minimal de signatures requis, fixé à l’article 139 de la loi organique n° 12-01 susvisée. Sadek Temmache qui n’a obtenu le nombre exigé de signatures que dans une seule wilaya considérant que seules 5426 signatures ont été validées, a vu sa candidature rejetée. Ali Zeghdoud n’a pu récolter quant à lui que 628 signatures d’élus et après vérifications, seules 169 d’entre elles ont été validées, en conséquence de quoi, sa candidature a été rejetée Enfin, le candidat Abdelahakim Hamadi qui n’a présenté que 564 signatures d’élus, dont 301 signatures ont été validées après vérification, a vu son dossier rejeté.

Ferhat Zafane