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Les communaux menacent de revenir à la charge

«On ne fera pas marche arrière !»

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Il n’est plus question pour les travailleurs communaux de faire marche arrière, et ce, jusqu’à qu’il y ait une pris en charge «réelle» de leurs revendications, restées en suspens. En effet, les administrations communales risquent une nouvelle fois, d’être paralysées. La fédération nationale du secteur des communes, affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), compte tenir son conseil national dans les prochains jours afin d’évaluer la situation des lieux et de prendre ainsi les décisions qui s’imposent. «Les communaux menacent de radicaliser leur mouvement de protestation, dans les prochains jours pour protester contre le silence mort du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales qui n’a pas daigné répondre favorablement à leur plate-forme de revendications», a lancé le président de la fédération en question. Le représentant des travailleurs des communes dénonce avec force «le tâtonnement du ministère de tutelle dans la prise en charge de leurs doléances». Il déplore la situation dans laquelle se débattent quotidiennement les travailleurs communaux caractérisée par «la dégradation du pouvoir d’achat et la précarité de l’emploi». Il a annoncé à cet effet, que des actions plus radicales seront au menu. Des marches, a-t-il ajouté seront observées à travers le territoire national. Aussi, les communaux comptent organiser une marche nationale à Alger pour dénoncer «la situation lamentable» de cette catégorie de travailleurs. Ces protestataires luttent depuis des années pour exiger « l’application réelle de l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail avec effet rétroactif depuis janvier 2008, l’attribution des indemnités et les primes dont celle du guichet pour les agents de l’état civil et l’intégration définitive des contractuels notamment ceux qui activent dans le cadre des dispositifs du pré-emploi et du filet social», et ils insistent sur le respect de l’exercice de l’activité syndicale dont le droit à la grève. Aussi, la fédération en question a, encore une fois, rejeté catégoriquement le projet du nouveau code du travail, soulignant que ce dernier n’est pas conforme avec les conventions de l’organisation internationale du travail.

L.O.Challal