Accueil National La Forem tire la sonnette d’alarme

ÉDUCATION - Déperdition scolaire

La Forem tire la sonnette d’alarme

67

Selon le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), Mustapha Khiati, la surcharge des classes et l’une des causes de la déperdition scolaire. «La déperdition scolaire est un très grave phénomène que l’on a voulu le banaliser», a affirmé M. Khiati lors de son intervention, hier, sur les ondes de la chaine III de la radio nationale. Il a cité les statistiques du syndicat du Conseil des lycées d’Algérie (CELA), selon lesquelles les déperditions scolaires touchent annuellement 500 000 enfants, soit dix millions sur une période de vingt années. «C’est dramatique pour un pays comme l’Algérie», a-t-il regretté. Pour ce qui est des raisons de ce phénomène, M. Khiati a mis en exergue l’absence d’études sérieuses sur le sujet, permettant d’en cerner les causes.

Le président de la Forem a mis l’accent sur le problème de la surcharge des classes qui «est en train de se généraliser» car les autorités concernées n’ont pas pris les mesures nécessaires quant à la hausse de la natalité et la création des établissements scolaires dans les nouvelles cités. Il a pointé également du doigt l’absence d’une stratégie claire d’organisation et d’amélioration de la qualité de l’enseignement. «On voit que les mesures de lutte contre la déperdition scolaire n’ont pas été actionnées. Il n’y a pas eu de réflexions sérieuses», a-t-il lancé. De ce fait, M. Khiati a mis l’accent sur la nécessité qu’ «il y ait une réflexion globale qui intéresse toutes les couches de la société et toutes les instances concernées et présenter par la suite des orientations». Le même responsable a plaidé aussi à ne pas politiser l’école et introduire des réformes concrètes qui visent à améliorer l’enseignement avec la concertation de toutes les parties prenantes. «Il ne faut pas que chaque nouveau ministre qui vient s’occuper de ce secteur introduise des modifications qui ne visent pas les aspects les plus fondamentaux, notamment la pédagogie et s’occuper uniquement des détails, car cela crée des problèmes inutiles», a-t-il fait remarquer.

Samira Saïdj