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ÉDUCATION - Commission des œuvres sociales

Le SNTE réclame une élection

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Le dossier des œuvres sociales refait surface. Certains syndicats de l’éducation nationale dénoncent «la gestion opaque des fonds du secteur». Toutefois, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de prolonger, pour la deuxième fois consécutive, le mandat de la Commission nationale de gestion des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation (CNOS) jusqu’au 31 décembre 2019. À noter que le mandat de la commission en question est arrivé à terme le 31 juillet dernier. Le ministère de tutelle n’a pas organisé d’élection pour le renouvellement des membres de la commission nationale et des commissions de wilaya, en raison de l’approche des présidentielles du 12 décembre prochain.

Une décision à travers laquelle le ministère de l’Éducation envisage de maintenir les affaires courantes des travailleurs du secteur, en particulier ceux liés à des questions urgentes, telles les affaires sociales. À travers cette prolongation de mandat, le ministère estime pouvoir verser le budget annuel pour 2019, qui est à environ mille milliards de centimes. «Il y a une dilapidation des fonds qui a atteint des milliers de milliards de centimes», a déploré le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, qui rejette catégoriquement le prolongement du mandat de la commission, qui est, selon lui, «illégale». «Nous refusons cette mascarade», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Nous avions clairement demandé le gel des fonds de cette commission en attendant les élections pour éviter d’éventuelles dilapidations.

Ce qui n’a pas été fait». Le secrétaire général du Satef a tenu à rappeler que le ministère avait pris, l’année passée déjà, la décision unilatérale et illégale de prolonger le mandat d’une année car elle n’avait pas préparé à l’avance les élections. «Cette année aussi le même scénario se répète», a-t-il regretté. M. Amoura n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer la gestion «non transparente» des fonds, qui, d’après lui, bénéficient à une certaine catégorie. Il appelle, dans ce sens, la tutelle à appliquer les lois de la République.

De son côté, le secrétaire général du syndicat national des travailleurs de l’éducation, Kouider Yahiaoui, estime que la décision de prolonger le mandat de la Commission qui a été prise à titre exceptionnel, d’une période allant de quatre à cinq mois «est une manière d’éviter le blocage des affaires courantes des travailleurs du secteur, en particulier ceux qui ont trait au social». Le syndicaliste estime, en outre, que la tutelle doit trouver des solutions définitives au dossier des œuvres sociales soit, dit-il, par la promulgation de nouvelles lois pour la gestion des fonds des travailleurs du secteur ou par l’organisation d’élections immédiatement après les élections présidentielles pour renouveler les membres du Comité national et de commission de wilayas.

L. O. CH