Accueil A la une Les lycéens dans la rue

Bouira - Au deuxième jour de la grève des fonctionnaires et des enseignants

Les lycéens dans la rue

314

Profitant de la grève des enseignants qui s’est poursuivie hier, des centaines de lycéens ont improvisé une marche dans la matinée. Ils l’ont entamée depuis le centre-ville de Bouira, en traversant plusieurs quartiers de la ville. Aussi, leur nombre ne cessait de s’augmenter puisque des élèves de plusieurs établissements scolaires sont venus les rejoindre. Munis des emblèmes national et amazigh et même de certains étendards de clubs de football (JSK, MCA et USMA), les lycéens ont observé plusieurs haltes au niveau des lycées Houari Boumediène et Abderrahmane Mira.

Cela a provoqué d’immenses embouteillages dans les principaux boulevards du chef-lieu de la wilaya. Ils ont fini leur marche au niveau de l’esplanade de la maison de la Culture Ali Zaamoum. Fort heureusement, aucun incident n’a été enregistré, sachant que cette action manquait d’organisation. Il est utile de préciser que cette marche improvisée a été largement encadrée par les services de sécurité, afin d’éviter tout débordement.

Grève au lycée de Haïzer depuis deux semaines

Les élèves du lycée Mohammed Amzil de la commune de Haizer, sise à une dizaine de kilomètres au nord de la wilaya de Bouira, sont en grève depuis 15 jours. La cause de ce débrayage est le changement par la direction de l’établissement des horaires d’entrée et de sortie quotidiens, au mois d’octobre dernier, suite à une demande émanant des enseignants. Ce changement a particulièrement touché l’heure de reprise des cours de l’après-midi, qui a été décalée de 30 minutes. Les séances pédagogiques des après-midi ont été de ce fait programmées à partir de 13h30, au lieu de 13h, et les horaires de sortie décalées à 16h30, au lieu de 16h. Un changement qui n’a été apprécié ni par les élèves ni par leurs parents.

Ces derniers ont d’ailleurs réclamé son annulation et le retour à l’ancien timing (de 13h à 16h). Mécontents, les lycéens, ont, pour leur part, déserté les bancs des classes depuis 15 jours, refusant de reprendre les cours jusqu’à satisfaction de cette revendication. Une demande rejetée en bloc par l’administration et les enseignants car, d’après eux, ce changement obéit à un ordre pédagogique et a été validé par la Direction de l’éducation. Un bras de fer s’est alors engagé entre l’administration et les enseignants d’un côté et les élèves et leurs parents de l’autre. Une situation qui risque d’avoir un impact négatif sur la scolarisation des élèves, puisque les devoirs du 1er trimestre ont déjà été reportés.

Oussama K.