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BEJAÏA - Mobilisation antisystème

Trois syndicats appellent à une grève cyclique

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Les travailleurs du secteur de l’éducation dans la wilaya de Bejaia veulent s’impliquer davantage dans la mobilisation citoyenne, enclenchée le 22 février dernier, réclamant principalement un changement radical du système politique dans le pays. En effet, trois syndicats autonomes, à fort ancrage dans le secteur éducatif à Bejaia, à savoir le CNAPESTE, le SNTE et l’UNPEF, viennent de lancer conjointement un appel à une grève cyclique, chaque lundi, appuyée d’une marche populaire.

Cet appel, adopté le 28 septembre, a été lancé aux travailleurs de tous les secteurs et non seulement à ceux de l’éducation. «Les syndicats autonomes CNAPESTE, SNTE et UNPEF appellent l’ensemble des travailleurs, tous secteurs confondus, de la wilaya de Bejaia, à adhérer massivement à l’action de grève cyclique, qui aura lieu chaque lundi», a-t-on lu dans ledit appel. Cette grève cyclique débutera, selon les trois syndicats autonomes, aujourd’hui lundi, et sera appuyée par une marche populaire, qui s’ébranlera de la maison de la culture Taos Amrouche en direction du palais de justice de Bejaia.

A travers cette action de protestation, les signataires exigent «la concrétisation effective des revendications du peuple algérien». Il s’agit, notamment, «de la mise en place d’un processus transitionnel qui consacrera la justice sociale dans un État démocratique et républicain». En outre, ces syndicats revendiquent dans leur appel «la libération immédiate et inconditionnelle des détenus d’opinion», «une justice libre et indépendante» et «le respect des libertés individuelles et collectives».

Les initiateurs de cette action entendent également exprimer, via cette grève cyclique et marche populaire, «le rejet de la mascarade électorale du 12 décembre 2019». Par ailleurs, même si le principe du renforcement de la mobilisation est accepté, cet appel ne fait pas l’unanimité au sein des travailleurs de l’éducation. «Si cette action concerne la wilaya de Bejaia seulement, je suis contre. Ça doit être à l’échelle nationale», soutient un internaute.

B. S.