Aïn El-Hammam – On attend toujours l’ADSL

Les habitants des villages de la commune d’Aïn El Hammam attendent avec impatience le raccordement de leurs habitations aux lignes téléphoniques leur permettant d’avoir accès à Internet. Hormis les quartiers périphériques de la ville et quelques foyers à Taourirt et Baqalem, raccordés depuis longtemps au réseau téléphonique d’Algérie Télécom, la majeure partie de la population des vingt-quatre villages que compte l’ex-Michelet se contente des offres d’opérateurs de téléphonie mobile qui, malheureusement, ne répondent pas toujours à la demande d’Internet de qualité et de prix.

Pour prétendre à une vitesse de connexion acceptable, les demandeurs sont contraints de payer le prix fort, loin des moyens de la masse. La 4GLTE d’AT, illimitée pendant un mois, à une époque, a vite rejoint ses concurrents pour proposer un produit poussant les consommateurs à surfer à l’économie et faire durer le crédit.

«Je suis contraint à me connecter à l’économie, avec la crainte de ne plus avoir de crédit au bout de quelques jours», confie un étudiant dont le budget suffit tout juste pour les voyages. «Ce sont mes parents qui m’ont acheté la puce et ce sont toujours eux qui me paient le crédit de 1 000 dinars, que je dois préserver pendant quinze jours», dit une jeune fille habitant la commune d’Akbil où le seul réseau acceptable est celui d’Algérie Télécom. Les offres de tous les opérateurs sont loin de valoir celle de la filaire, surtout de la fibre optique, de l’avis des rares gens qui ont la chance d’en posséder.

A. O. T