Plusieurs axes routiers nécessitent réfection et revêtement dans la commune de Timizart, relevant territorialement de la daïra d’Ouaguenoun, au Nord-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.
En effet, l’un des tronçons causant d’énormes difficultés aux usagers est celui qui mène de Souk El-Had, chef-lieu de la commune, vers Abizar et Iadjemat, deux villages dont le nombre d’habitants dépasse les vingt mille âmes.
Les automobilistes locaux, de même que ceux qui empruntent la RN71 et qui doivent passer par ces deux villages et traverser ensuite le chef-lieu communal pour aller à destination de Fréha, Azazga ou Tizi-Ouzou, subissent le calvaire permanant de cette chaussée complètement délabrée en divers endroits.
Certes ce chemin communal, très fréquenté tout au long de l’année, avait bénéficié il y a plus d’une décennie des travaux de drainage des eaux pluviales, de gabionnage, de réparation de ses ouvrages et avait connu des travaux de réfection dans le cadre d’une opération baptisée par les autorités locales «points noirs», mais actuellement, il devient de plus en plus impraticable été comme hiver.
Pour les usagers, notamment les transporteurs de voyageurs qui l’empruntent quotidiennement, la circulation n’est pas du tout aisée sur cette route parsemée de crevasses, de trous béants et coupée à plusieurs endroits. Les abords immédiats de la chaussée sont défoncés suite à la réalisation, dernièrement, des travaux de raccordement des ménages du versant nord de la commune aux réseaux d’AEP et du gaz naturel.
Et en raison de la non-remise en l’état après les travaux de réalisation d’une conduite d’assainissement, le même accès devient difficile à traverser également au lieudit Tizi N’Sebt, à l’entrée Sud-ouest du chef-lieu communal. De multiples coupures avec en plus la non remise en l’état après les travaux d’AEP ou de gaz à Bouissi, à Imesbahen et un peu plus loin, à Tabarourt, à Ighil Bakhlen…, constituent un véritable casse-tête et rendent la circulation cauchemardesque pour les usagers.
Ces derniers considèrent cette situation, qui perdure depuis plusieurs mois, comme étant un «délaissement pur et simple» de la part des autorités locales. Ils regrettent, par ailleurs, les dos-d’âne qui s’y sont multipliés de manière anarchique et non indiqués au préalable par des panneaux de signalisation.
L’accès d’une distance de dix kilomètres environ qui mène vers le collège Mohamed Amatoui de Tigoulmamine et à destination d’Alma Ouhamouche, de Tikherkhart et d’Ighil, à l’extrême nord du village Abizar, est également parmi les autres routes considérablement dégradées de la commune de Timizart. Les riverains sont en désarroi depuis des années. Ils éprouvent mille et une difficultés pour sortir ou rentrer chez eux. L’autre chemin nécessitant réfection est celui qui relie Timizart N’Sidi Mansour à Imaloussène.
Les quelque dix kilomètres de cette bretelle sont parsemés de crevasses. Il y a aussi un autre axe routier qui est dans un état déplorable et dont le revêtement constitue une nécessité. Il s’agit de celui qui mène de Souk El-Had vers le village agricole socialiste et qui passe par les villages Boudrar, Nezla, traversant Chalaouati pour rejoindre, enfin, Tamda sur une distance d’environ vingt kilomètres. Là aussi, de multiples crevasses béantes et affaissements sont légion, en plus des dos-d’âne mal faits et sans panneaux indiquant leur existence.
Pour y passer, les usagers font une véritable gymnastique. L’affectation d’un budget conséquent pour la réalisation des travaux d’aménagement et de réfection du réseau routier défectueux et d’élargissement des routes rétrécies de la circonscription de Timizart s’avère inéluctable.
Djemaa T.

