Les deux stations-service de la ville de Bouira sont prises d’assaut par des centaines d’automobilistes depuis le début de l’été.
En effet, des files interminables d’automobilistes se forment au quotidien à l’entrée des deux stations. Certains jours, ces files s’allongent sur une centaine de mètres perturbant du coup la circulation automobile et créant des embouteillages sur les différents axes routiers notamment la RN5 traversant du nord au sud la ville de Bouira.
En plus de perturber le trafic routier, cette situation crée des tensions entre automobilistes et surtout une anarchie indescriptible. «Pour pouvoir accéder à la station, il faut prendre son mal en patience. Car parfois il faut plus d’une heure pour faire le plein de carburant. Et avec la chaleur qui sévit depuis plusieurs semaines, les automobilistes vivent vraiment un calvaire», confie un automobiliste de Bouira et d’ajouter : «Chaque jour, on assiste à des incartades entre automobilistes et aussi à des incivismes de tous genres en raison de l’anarchie et du manque d’organisation».
Si en hiver, il y a moins de problèmes quoique l’affluence des automobilistes existe, en revanche en été, la tension est vraiment palpable au niveau des deux stations et le nombre d’automobilistes est multiplié par dix. Le plus souvent, la majeure partie de ces automobilistes sont soit ceux qui viennent visiter la ville et la station de Tikjda ou ceux qui sont de passage.
Actuellement les deux stations sont carrément saturées et ne peuvent répondre à la forte demande en carburant des milliers d’automobilistes. Pis encore, les deux stations sont sous-dimensionnées et surtout exigües. Sur le plan de l’aménagement, si celle située au carrefour de Haizer a été entièrement réaménagée ces dernières années, celle se trouvant à la sortie nord de la ville sur la route d’Errich manque cruellement d’aménagement.
Ce qui n’est pas pour faciliter la tâche des automobilistes. A l’heure actuelle, d’aucuns estiment qu’une ville de la taille de Bouira et de surcroît chef-lieu de wilaya doit disposer de plusieurs stations-service pour répondre à la demande des automobilistes en carburant et atténuer la pression sur les actuelles stations. «Il est inconcevable qu’un chef-lieu de wilaya de plus de 100 000 habitants ne dispose seulement que de deux stations. Le parc automobile a carrément explosé ces dernières années mais le nombre de stations-service est resté le même depuis deux décennies», explique un automobiliste qui dit souhaiter l’arrivée de nouveaux investisseurs dans cette filière.
D. M.

