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Qualifiés contre la Côte d’Ivoire aux tirs au but (4 - 3)

Les Verts au bout du suspens

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Du spectacle, du jeu, du suspense, de la tension, des retournements de situation… Il y a eu tout ça dans ce Côte d’Ivoire – Algérie, avant-hier en quart de finale de la CAN 2019 qui a tenu toutes ses promesses. Brillants depuis leur entrée en lice, avec quatre victoires de suite et le statut de meilleure équipe du tournoi, les Verts rêvaient d’assurer leur place en demi-finale neuf années après celle de 2010 en Angola où l’Algérie avait éliminé le même adversaire en quart de finale à l’issue d’un match fou (3 – 2).

Avant-hier après-midi et sous une chaleur torride, la Côte d’Ivoire, mieux inspirée, a mis de l’impact dans les duels et s’est procuré la première opportunité du match. À l’entrée de la surface, Gradel enroula bien son ballon.

M’Bolhi se détendit bien et détourna le cuir sur son montant (6e). Les Éléphants réalisèrent une excellente entame et manquèrent l’ouverture du score. Il a fallu attendre la 14ème minute pour entrevoir une réaction algérienne. Belaïli servait Mahrez qui déposait Kanon et voyait le cadre se dérober sur sa frappe. Les Fennecs souffraient et subissaient les déferlantes ivoiriennes.

Côté droit, Bagayoko s’infiltrait dans la défense et centrait pour Kanon qui ne pouvait assurer son plat du pied (18e). Mais contre toute attente, la sélection algérienne ouvrit le score. Bounedjah au duel provoquait le loupé de Bagayoko, et le latéral gauche algérien Bensebaini en profita pour distiller un excellent centre pour Feghouli qui ajusta Gbohouo (1 – 0, 20e).

Une ouverture du score contre le cours du jeu qui crispa la Côte d’Ivoire. Les hommes d’Ibrahim Kamara sont sortis du match et en perdirent leurs nerfs. Juste avant la pause, Zaha s’infiltra dans la défense algérienne et alerta Gradel à l’entrée de la surface. La frappe du joueur toulousain fut bien captée par M’Bolhi (45+2). De retour des vestiaires, et deux minutes à peine après le début de la seconde mi-temps, l’Algérie obtient un penalty et l’occasion de creuser l’écart. Lancé dans le dos de la défense, Bounedjah fila seul au but et se fit faucher dans la surface par Gbohouo.

L’arbitre, conforté par la VAR, indiqua le point de penalty. Mais Baghdad Bounedjah trouve la barre transversale et rate l’opportunité de tuer le match à la grande joie des Ivoiriens qui poussent un grand ouf de soulagement. Voulant garder leur maigre avantage, les Algériens, tout en restant offensifs, refusent de prendre le risque devant les bois adverses.

Quelque peu essoufflés sur le plan physique, à l’image de Mahrez loin de son niveau, les Verts se contentèrent de gérer leur avantage, en laissant libre cours aux initiatives individuelles. Erreur fatale, car Jonathan Kodjia égalise sur une action individuelle où il efface Djamel Benlamri, puis Ramy Bensebaini, avant de crucifier du gauche le portier algérien (62e). Les deux équipes devaient passer par les prolongations pour obtenir leur billet en demi-finale.

Trente minutes supplémentaires vécus sur les nerfs par les supporters des deux équipes sans apporter de changement au tableau d’affichage, malgré les nombreuses tentatives des deux côtés. Les vingt-deux acteurs devaient passer par les tirs au but. Une épreuve où les Ivoiriens Bony et Dié et l’Algérien Belaïli se distinguèrent en manquant leur tentative.

L’Algérie s’offrait une place en demi-finale en l’emportant 4 tirs au but à 3. Les Verts ont rendez-vous demain soir (20h00) contre le Nigeria au stade du Caire.
A. C.