Un quart de siècle est déjà passé depuis la disparition tragique du «militant des causes justes», Mustapha Bacha.
Malgré tout le temps écoulé, ses véritables amis ne l’ont pas oublié. En effet, ils étaient nombreux à être venus, hier, autour de sa tombe pour lui rendre hommage, pour rappeler son combat, ses idées ainsi que son riche parcours dans la lutte pour la démocratie, les libertés et Tamazight.
En plus de ses frères de sang, de la famille, beaucoup de ses amis et frères de combat sont venus à Tassaft Ouguemoun, malgré la canicule, pour commémorer le 25e anniversaire de sa mort. Plusieurs personnalités et amis du défunt étaient présents, à l’image du maire de Tizi-Ouzou, Ouahab Aït Menguellet, un habitué du rendez-vous, tout comme le maire d’Akbil, l’ex-maire d’Iboudraren, d’anciens parlementaires, amis de lutte du défunt, et de représentants du mouvement associatif. Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées sur la tombe du défunt.
A noter que plusieurs personnes ont pris la parole pour dire leurs témoignages sur ce grand militant que la mort a pris à la fleur de l’âge. «Mustapha Bacha était l’un des acteurs importants des événements d’avril 1980. D’ailleurs, lors des manifestations du Printemps berbère, il fut, avec 23 autres animateurs du MCB, arrêté et incarcéré à la prison de Berrouaghia. Puis, il sera déféré devant la cour de sûreté de l’État. Mustapha Bacha était l’un des initiateurs du séminaire de Yakouren, en août 1980, qui a débouché sur la création du Mouvement culturel berbère (MCB).
A l’avènement du pluralisme politique, en 1989, il était également l’un des membres fondateurs du RCD. Il est utile de rappeler que le défunt est issu d’une famille modeste. Il est né le 27 juillet 1956 à Tassaft Ouguemoun (Iboudraren). Et cette journée est spéciale par rapport aux commémorations précédentes», a-t-on témoigné. «Spéciale et particulière aussi, car c’est la première commémoration à laquelle son père Dda Mohand n’a pas assisté.»
A noter que malgré la disparition du père du défunt, la tradition a été perpétuée. Les présents ont été conviés à une waâda que Dda Mohand, son regretté père, organisait et préparait à chaque commémoration. A signaler enfin que cette journée commémorative a été initiée par la Fondation qui porte le nom du défunt présidée par son frère Karim Bacha.
M. A. B.

