Un autre tronçon de la pénétrante autoroutière Béjaïa – Ahnif sera mis en service d’ici la fin de l’année en cours, a annoncé, avant-hier, A. Abdenour, un responsable au niveau de l’Agence nationale des autoroutes (ANA). Il s’agit d’un tronçon de 10 kilomètres, reliant la commune d’Amizour au village socialiste agricole (Ilmathen), et faisant partie de la troisième section (Akhnak – Amizour) du tracé global de la pénétrante autoroutière.
Intervenant lors d’une émission de la radio locale, ce même responsable a souligné que la mise en service de la totalité de la troisième section, soit un tracé de 26 kilomètres, est subordonnée à l’achèvement des travaux de réalisation du tunnel de Sidi Aïch, dont le taux d’avancement a atteint actuellement les 65%. L’objectif de l’ANA, selon A. Abdenour, est de livrer le tunnel de Sidi Aïch, conçu en deux tubes, d’ici la fin de 2019. «L’objectif que nous nous sommes assigné est de terminer le creusement des 450 mètres restants d’ici la fin de l’année en cours. Nous creusons deux mètres par jour à cause de la mauvaise qualité des sols», a-t-il affirmé.
Cette troisième section de la pénétrante autoroutière, devant relier le port de Béjaïa à l’autoroute Est-Ouest, est la plus difficile à réaliser, a reconnu l’invité de la radio Soummam. «Nous avons traversé un relief montagneux et plusieurs villages. Il a fallu aussi qu’on réalise des terrassements sur 60 mètres pour assurer la stabilité des talus. Nous sommes en train de construire une autoroute et non une simple route», a expliqué A. Abdenour, comme pour justifier les retards enregistrés dans la réalisation de ce projet structurant. Par ailleurs, ce même responsable a tenu à rassurer sur la disponibilité des fonds pour régulariser à temps le groupement sino-algérien (CRCC-SAPTA), en charge de réaliser ce projet. «L’argent est disponible», a-t-il répondu à une question du journaliste de la radio locale.
B. S.

