Ahmed Mammeri, un élu RCD et membre de l’Assemblée populaire communale, a intégré l’exécutif communal à majorité relative FLN de l’APC de Aïn Zaouia. «Afin d’éviter tout blocage dans l’intérêt de nos concitoyens, j’ai accepté de remplacer l’adjoint du FFS, M. Amiar, démissionnaire de l’exécutif, avec bien sûr des conditions. Actuellement, je suis adjoint du maire», a indiqué cet élu. Et de poursuivre : «Nous avons déjà commencé à débloquer la situation. A mon arrivée à l’exécutif, il n’y avait que 20% des PCD consommés. Actuellement, nous avons atteint 55%. J’attends uniquement ma permanisation par le wali. Quant à la délibération, elle a été approuvée par le chef de daïra.» Il est à souligner que la mairie de Aïn Zaouia a été bloquée durant une année, au lendemain des élections de novembre 2017, car une alliance a été scellée entre les élus indépendants, les élus du RCD et ceux du PT, qui ne voulaient pas intégrer l’exécutif FLN (4 élus).
Cependant, après de nombreuses tractations et des compromis, le maire Ali Amrani a pu constituer son exécutif à la fin du mois d’octobre 2018. Certes, l’exécutif a été mis en place mais à cause de quelques divergences sur la gestion, deux de ses membres, un indépendant et un élu PT, ont fait une déclaration publique dans laquelle, ils ont dénoncé la «gestion unilatérale» de l’APC. Le torchon a alors brûlé entre le maire et ses deux adjoints. D’ailleurs, suite à une délibération, les deux adjoints ont été exclus, au début du mois de septembre écoulé. Une décision approuvée, le 3 septembre dernier, par le chef de daïra de Draâ El Mizan. Mais après l’intervention des deux exclus auprès du Directeur de la réglementation et des affaires générales (Drag), cette décision a été annulée, le lendemain, car le code communal avait prévu des cas d’exclusion, auxquels ne peut être assimilée la situation des deux élus. Désormais, ces derniers occupent toujours leur place.
Pour Ahmed Mammeri, ayant occupé le poste d’adjoint du maire dans l’exécutif 2012-2017, il est temps de rattraper le retard accusé dans le développement de cette commune perturbée par les problèmes internes ayant secoué l’exécutif. «Nous sommes à l’écoute du citoyen et nous travaillons tous ensemble dans l’intérêt de notre commune qu’attendent de nombreux défis quand on voit les manques à tous les niveaux, dont elle souffre. Nous souhaitons qu’un nouveau souffle lui soit donné durant le reste du mandat», a conclu notre interlocuteur. Il est à signaler que l’été dernier, le siège de l’APC a été fermé à plusieurs reprises par les citoyens qui réclamaient l’amélioration de leur cadre de vie.
Amar Ouramdane

