Bien que le village de Tafoughalt, dont la population s’élève à plus de cinq mille habitants, soit alimenté à partir de Draâ El-Mizan avec le transfert de l’eau du barrage Koudiat Acerdoune (Bouira), le problème n’est pas tout à fait réglé.
D’ailleurs, mardi dernier, des membres du comité et un élu à l’APC ont rencontré le directeur de l’hydraulique et des ressources en eau afin de discuter ce sujet.
« Nous avons constaté que depuis six mois, l’eau n’arrive pas en quantité suffisante au réservoir principal du village.
Cela a fortement touché le programme de distribution établi pour servir tous les quartiers du village. Et pour cause, il faudra douze heures pour remplir ce château d’eau au lieu de quatre heures.
Nous soupçonnons un problème au niveau de la conduite principale descendant du réservoir d’Imzoughène vers le nôtre.
C’est pourquoi nous avons pris rendez-vous avec le premier responsable du secteur au niveau de la wilaya », nous confie un membre de la délégation.
« Effectivement, nous avons constaté ce problème. D’ailleurs, nous avons tout tenté mais rien n’a changé. Peut-être, avec une sortie d’une équipe technique sur le terrain, le problème sera résolu », dit de son côté M. Hocine Demiche, en sa qualité de membre de l’exécutif communal chargé de l’eau potable.
Ainsi, selon nos interlocuteurs, le directeur de l’hydraulique, M. Djouder, a promis de dépêcher une commission qui va inspecter cette conduite dès dimanche matin (avant-hier ndlr).
« La commission passera le long de la conduite qui a traversé de nombreux buissons afin peut- être de déceler la panne. Certainement, c’est à cause d’une énorme fuite ou encore d’un piquage anarchique et illicite. Pour le moment, rien n’est encore sûr. Nous espérons que ce problème sera résolu le plus vite possible », ajoute un autre membre. »
Ce n’est pas seulement cela qui cause le manque d’eau dans ce village », disent encore les membres de la délégation.
Et à l’un d’eux d’intervenir : « Nous avons demandé d’abord la réalisation d’un réservoir d’une capacité plus importante au lieu-dit Tighilt Bounazafène et une conduite principale autonome qui passera par Maâmar afin d’éviter ce problème avec Imzoughène parce que notre quota serait dévié ailleurs ».
Les membres de la délégation jugent que ce sont ces deux ouvrages hydrauliques qui règleront définitivement le problème d’AEP dans ce village.
« Actuellement, chaque quartier est alimenté une fois par semaine voire une fois tous les quinze jours. Avec le renforcement des infrastructures hydrauliques du village, la distribution sera nettement améliorée parce que nous serons autonomes », espère un autre intervenant.
Du côté des services de l’hydraulique et des ressources en eau de la wilaya, des assurances ont été données au comité à condition que l’APC fasse l’étude pour ces deux projets. Le directeur de l’hydraulique a promis de prendre en charge ce problème.
Amar Ouramdane

