Même si la sonnette d’alarme a été tirée, la démolition des bâtiments menaçant ruine n’est pas encore entamée. Il est vrai que, comme on nous l’a affirmé à plusieurs reprises, « la procédure suit le chemin tortueux de la bureaucratie », mais les cas relevant de l’urgence doivent être traités en priorité. On apprend qu’une entreprise chargée des travaux de la destruction des deux immeubles en question a été retenue.
Une réunion regroupant les autorités locales et plusieurs représentants des organismes en place à Aïn El Hammam s’est tenue il y a une quinzaine de jours en présence de l’entrepreneur désigné pour cette tâche, pour passer en revue certaines contraintes qui ne manqueront pas d’apparaître. Le problème des commerçants du rez-de-chaussée et des habitants des appartements situés aux étages risque de se poser lorsqu’il s’agira de les évacuer.
Pour l’instant, rien n’indique qu’ils s’y préparent. Au contraire, ils continuent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Ils ne consentiraient à partir que « si nous sommes recasés ailleurs », nous confie l’un d’eux. Pourtant, la clôture par l’APC d’un périmètre de sécurité en contrebas des bâtiments indique que le danger est imminent.
Personne, nous dit-on, ne doit s’aventurer à traverser ou à s’installer dans cette zone dangereuse qui devrait recevoir, éventuellement, les gravats issus de la destruction, voulue ou accidentelle des immeubles. Malheureusement, faisant fi du danger, des marchands ambulants ont démonté le grillage qui leur interdisait d’accéder au secteur dangereux. Chaque jour de marché, ils y installent leurs marchandises, mettant en péril leur vie et celle de leur clientèle.
Pourtant, comme tout le monde le remarque, le mouvement du sol s’aggrave de jour en jour. Des crevasses de plus en plus larges et profondes apparaissent, chaque jour, au niveau de la rue Colonel Amirouche qui longe le lieu du danger. La chaussée est si endommagée en certains endroits que les automobilistes sont forcés de rouler à très faible vitesse pour éviter d’endommager leur véhicule qui risque de toucher le sol.
A ce rythme, il sera impossible de circuler sur cette voie dans peu de temps. C’est dire toute l’ampleur de la tâche qui attend les autorités locales qui doivent faire face à plusieurs problèmes à la fois, dont la démolition des deux immeubles n’est pas des moindres.
A. O. T.

